Affichage des articles dont le libellé est histoire d'amour. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est histoire d'amour. Afficher tous les articles

jeudi 7 février 2013

La Splendeur de la vie, Michael Kumpfmuller


Présentation de l'éditeur
En juillet 1923, Franz Kafka accompagne sa soeur Elli à Müritz, une petite station balnéaire de la Baltique. C’est là qu’il rencontre Dora Diamant. Il a 40 ans et il est gravement malade, elle a 25 ans et elle est la vie même. Moins connu que son histoire avec Milena ou Felice, ce dernier amour de Kafka est probablement le plus abouti et à coup sûr le plus poignant. Bravant sa faiblesse et l’hostilité parentale, il la rejoint à Berlin, ils déménagent d’une petite chambre à l’autre, elle fait des menus boulots, il écrit la nuit, l’inflation galope et l’argent manque, l’antisémitisme est déjà sensible.
Mais ils sont heureux. Onze mois après leur rencontre, Kafka meurt dans les bras de Dora dans un sanatorium près de Vienne.

Avis
La splendeur de la vie raconte l’histoire d’amour entre Kafka et son dernier amour : Dora Diamant. Il a 40 ans, elle a 25 ans …Il est malade, souffrant de la tuberculose, elle est pleine de vie. L’attirance est présente dès leur rencontre, et se transforme en amour profond au fil des conversations. On vit ici les dernières années de Kafka, l’alternance des points de vue permet de mieux comprendre ce que chacun ressentait et surtout de voir à quel point Dora comprenait bien Franz. A travers la narration, on redécouvre aussi le Belin des années 20-30, avec la crise financière et les soucis que cela engendre. On assiste également à la montée du nazisme, qui préoccupe particulièrement Dora et Kafka, tous les deux juifs. Ils envisagent d’ailleurs l’émigration en Palestine. 

La vie avec Kafka n’est pas idéalisée et si Dora l’aime, elle se rend compte malgré tout que la vie de couple n’est pas conforme à ce qu’elle avait pu imaginer, même si ce n’est pas forcément négatif. Cependant la vie est difficile, Kafka est très malade et Dora doit endosser le rôle d’infirmière pour le soulager, l’aider, ce qu’elle fait avec une abnégation remarquable. Les proches de Kafka seront d’ailleurs étonnés de voir qu’il a réussi à trouver une compagne aussi exceptionnelle. 

Ce livre m’a fait de l’œil dès que j’ai vu qu’il allait parler de Kafka, écrivain que j’adore et de ses dernières années aux côtés de son dernier amour. Je voulais le lire, découvrir, et je n’ai vraiment pas été déçue ! 

Ce roman célèbre donc les passages heureux de la fin de vie de cet écrivain tout en rendant un hommage vibrant à Dora Diamant. Même si l’on connaît la fin avant de lire l’histoire, on est touchés, émus à la lecture de cette fin tragique, de cet amour, du dévouement … 

A découvrir …

mercredi 9 janvier 2013

Le bleu est une couleur chaude, Julie Maroh


Présentation de l'éditeur
Clémentine, étudiante, rencontre Emma, avec qui elle va vivre une passion amoureuse en dépit des préjugés et du conformisme. Un one-shot fleur-bleue qui traite de façon romantique le thème de l'homosexualité féminine et ses tabous.

L'histoire : Emma, une jeune femme, se rend chez les parents de son amie Clémentine. Ils l’attendent pour manger et elle doit aussi récupérer des affaires que lui laisse Clémentine, selon ses dernières volontés. En effet, Clémentine vient de décéder à l‘hôpital, des suites d’un problème cardiaque. Emma, sa petite amie, se remémore les dernières lignes écrites par Clémentine avant de mourir. Son amour si grand et si pur, elle ne cesse de lui répéter que c’était la plus belle chose de sa vie. Emma retrouve son journal intime dans la chambre et commence à le lire. Elle y raconte son quotidien, depuis l’époque du lycée. Emma découvre alors sa sensibilité et ses états d’âmes d’adolescents, comme jamais elle n’aurait pu le découvrir. Sa première rencontre avec un étudiant du nom de Thomas. En l’attendant dans la rue, Clémentine croise un couple de lesbienne, dont l’une des jeunes filles la regarde d’un regard bleu azur. Clémentine fait cette nuit là un rêve étrange : elle imagine la jeune fille croisée dans l’après-midi qui la rejoint dans son lit. Au matin, elle se sent très perturbée d’avoir fait ce rêve étrange. Elle retrouve ses amis au lycée qui lui demande comment c’est passé son rendez-vous avec Thomas. Paniquée de son rêve, elle décide de passer à l’action avec lui…

Avis
Le Bleu est une couleur chaude est une de mes Bd coup de cœur de 2010. Déjà, première chose que l’on remarque, le dessin absolument magnifique et surtout le choix des couleurs parfait. Principalement dans les tons gris, les cheveux bleus d’Emma ressortent, mettent de la vie, nous attirent, nous intriguent. 

Dans la vie de Clem, les choses sont réglées. Les filles sortent avec les garçons, elle est une fille, elle doit être avec un garçon. On l’aura deviné, cette bande dessinée parle d’amour, d’homosexualité, sans jamais trop en faire, au contraire, tout est très romantique, très doux. 

Ce qui m’a le plus interpellée dans cet album, c’est le début et les premiers mots : « Mon amour, quand tu liras ces mots, j’aurai quitté ce monde ». Ainsi on connaît la fin, on sait qu’elle sera tragique, que c’est une histoire d’amour avec une date limite annoncée. Qu’est ce qui a provoqué cette fin ? Pourquoi … On le découvre petit à petit de case en case. Tout est traité d’une jolie façon, la bd est touchante… En la lisant, on comprend tout à fait pourquoi on en a tant parlé, pourquoi c’est une bande dessinée à faire passer de main en main. 

Au cours de l’écriture de la critique, j’ai découvert que ce one-shot avait été adapté au cinéma et que le film sortirait bientôt. Je dois avouer que je suis surprise et que je ne sais vraiment pas à quoi m’attendre … J’espère qu’ils ne dénatureront pas l’histoire en voulant en faire plus, car Julie Maroh a réussi à doser parfaitement. L’histoire est parfaite ainsi.

jeudi 25 octobre 2012

Léon et Louise, Alex Capus


Présentation de l'éditeur
Léon et Louise n'ont pas vingt ans au moment de leur rencontre dans un petit village français vers la fin de la Première Guerre mondiale. Léon, trop jeune pour partir au front, effectue son service civil en tant qu'assistant-télégraphiste à la gare. Louise assiste le maire - c'est elle qui informe les familles dont le fils est tombé au champ d'honneur. La magie du premier amour sera rapidement brisée. Lors d'une promenade à vélo, ils sont victimes d'une attaque aérienne. Blessés et soignés dans deux hôpitaux différents, ils reviennent au village chacun à leur tour. Mais le maire, jaloux de leur amour, dissimule la vérité, si bien qu'ils se tiennent l'un et l'autre pour morts...

Avis
Léon et Louise, c’est l’histoire de deux vies qui sont irrémédiablement liées. Tout le livre commence à la mort de Léon, en 1986. Une vieille femme arrive alors qu’on patiente pour le curé, embrasse le mort et fait sonner une sonnette de vélo. Mais qui est cette femme ? Un petit-fils de Léon nous raconte leur histoire. Nous ne savons pas vraiment qui nous raconte l’histoire ni comment il sait tout ça. Mais il le sait, il a lu les lettres et on a du lui raconter.

Léon et Louise se sont connus pendant la première guerre mondiale, ils sont jeunes, ils s’aiment, ils sont heureux comme on peut l’être quand on est à l’abri pendant la guerre. Pourtant vers 1918 alors qu’ils reviennent de la plage, des bombes sont lâchées sur la route où ils se trouvent, ils roulent vite à vélo et se perdent l’un l’autre. Gravement blessés, ils s’en sortent. Pourtant à cause du maire qui leur fait croire qu’ils sont morts l’un et l’autre, ils font leur deuil comme ils peuvent et continuent leur vie. 

Un soir, en rentrant du travail alors qu’il va acheter un dessert pour sa femme, Léon voit une jeune femme qui ressemble trait pour trait à Louise sur le quai du métro. Elle fume les mêmes cigarettes que Louise, elle se tient de la même façon, pourtant Louise est morte, non ? Il frappe au carreau du métro et la jeune fille se tourne vers lui, ouvre de grands yeux, ils se reconnaissent. Ils sont tous les deux en vie. Les choses ne sont pourtant pas si simples, Léon est désormais marié, il apprécie sa femme et a le sens du devoir, il refuse de faire les choses qui ne se font pas. 

Leur histoire ne se compose que de moments ratés, pourtant c’est une magnifique histoire d’amour. L’auteur raconte aussi des épisodes de la seconde guerre mondiale que l’on aborde pas systématiquement (la Banque de France, le Quai des Orfèvres …). Bref un bon roman de cette rentrée littéraire !


jeudi 19 juillet 2012

Quand souffle le vent du Nord, Daniel Glattauer




Titre : Quand souffle le vent du Nord
Auteur : Daniel Glattauer
Editeur : Grasset
Date de parution : Mars 2010
Prix : 18.30 €

Présentation de l’éditeur
En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre... De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d un chagrin d amour. Un jour, pourtant enfin ! , ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s’imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler...


Avis
Cela faisait déjà pas mal de temps que je voyais cette couverture défiler assez régulièrement, mais je n’avais jamais pris le temps de m’intéresser à ce livre plus que cela. Pourtant, hier j’ai lu la quatrième de couv, et je me suis dit pourquoi pas.
Je l’ai commencé hier soir donc et je n’ai pas pu le lâcher. Impossible de décrocher de cet échange épistolaire intense entre Emmi et Leo. On ressent leurs émotions, leur attente, on souhaite qu’ils se rencontrent, on se demande s’ils vont franchir le pas. Bref, on vit leur histoire avec passion. Je suis totalement entrée dans cet échange de mail au point de me commander la suite dès la dernière page finie. Les échanges donnent un rythme très dynamique à l’ouvrage ce qui permet de le lire avec facilité et surtout de le lire d’une traite. On n’ose pas s’arrêter, on n’ose pas quitter Emmi et Leo.
Nous voici témoins d’un « coup de foudre » particulier, les protagonistes ne se sont jamais vus, ils ne se connaissent que par ce qu’ils échangent durant leurs mails, et pourtant ils deviennent accros à ces envois réguliers. On assiste alors à une histoire d’amour particulière, prenante, attendrissante.
La fin m’a bouleversée aussi. J’ai pu lire que certains étaient déçus, mais je trouve que ça colle bien. Maintenant, j’ai hâte de dire le deuxième tome : La Septième vague, en espérant ne pas être déçue de cette suite.
Bref, un roman plutôt court, très sympathique à lire. Je recommande à ceux qui ne l’ont pas lu de le découvrir.