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mercredi 9 janvier 2013

Le bleu est une couleur chaude, Julie Maroh


Présentation de l'éditeur
Clémentine, étudiante, rencontre Emma, avec qui elle va vivre une passion amoureuse en dépit des préjugés et du conformisme. Un one-shot fleur-bleue qui traite de façon romantique le thème de l'homosexualité féminine et ses tabous.

L'histoire : Emma, une jeune femme, se rend chez les parents de son amie Clémentine. Ils l’attendent pour manger et elle doit aussi récupérer des affaires que lui laisse Clémentine, selon ses dernières volontés. En effet, Clémentine vient de décéder à l‘hôpital, des suites d’un problème cardiaque. Emma, sa petite amie, se remémore les dernières lignes écrites par Clémentine avant de mourir. Son amour si grand et si pur, elle ne cesse de lui répéter que c’était la plus belle chose de sa vie. Emma retrouve son journal intime dans la chambre et commence à le lire. Elle y raconte son quotidien, depuis l’époque du lycée. Emma découvre alors sa sensibilité et ses états d’âmes d’adolescents, comme jamais elle n’aurait pu le découvrir. Sa première rencontre avec un étudiant du nom de Thomas. En l’attendant dans la rue, Clémentine croise un couple de lesbienne, dont l’une des jeunes filles la regarde d’un regard bleu azur. Clémentine fait cette nuit là un rêve étrange : elle imagine la jeune fille croisée dans l’après-midi qui la rejoint dans son lit. Au matin, elle se sent très perturbée d’avoir fait ce rêve étrange. Elle retrouve ses amis au lycée qui lui demande comment c’est passé son rendez-vous avec Thomas. Paniquée de son rêve, elle décide de passer à l’action avec lui…

Avis
Le Bleu est une couleur chaude est une de mes Bd coup de cœur de 2010. Déjà, première chose que l’on remarque, le dessin absolument magnifique et surtout le choix des couleurs parfait. Principalement dans les tons gris, les cheveux bleus d’Emma ressortent, mettent de la vie, nous attirent, nous intriguent. 

Dans la vie de Clem, les choses sont réglées. Les filles sortent avec les garçons, elle est une fille, elle doit être avec un garçon. On l’aura deviné, cette bande dessinée parle d’amour, d’homosexualité, sans jamais trop en faire, au contraire, tout est très romantique, très doux. 

Ce qui m’a le plus interpellée dans cet album, c’est le début et les premiers mots : « Mon amour, quand tu liras ces mots, j’aurai quitté ce monde ». Ainsi on connaît la fin, on sait qu’elle sera tragique, que c’est une histoire d’amour avec une date limite annoncée. Qu’est ce qui a provoqué cette fin ? Pourquoi … On le découvre petit à petit de case en case. Tout est traité d’une jolie façon, la bd est touchante… En la lisant, on comprend tout à fait pourquoi on en a tant parlé, pourquoi c’est une bande dessinée à faire passer de main en main. 

Au cours de l’écriture de la critique, j’ai découvert que ce one-shot avait été adapté au cinéma et que le film sortirait bientôt. Je dois avouer que je suis surprise et que je ne sais vraiment pas à quoi m’attendre … J’espère qu’ils ne dénatureront pas l’histoire en voulant en faire plus, car Julie Maroh a réussi à doser parfaitement. L’histoire est parfaite ainsi.

samedi 24 novembre 2012

Paul à Québec, Michel Rabagliati


Présentation de l'éditeur
Dans cet épisode toujours extraordinairement ordinaire de la vie de Paul, on assiste à d’étourdissantes réunions de famille et au rituel du transit Québec-Montréal, entre autres. Mais on assiste surtout au déclin d’un proche et à la mort, qui fait inévitablement partie de la vie.

Avis
Je n’avais jamais entendu parler de cette série de bande dessinée, une collègue m’a conseillé la lecture de ce tome : Paul à Québec, et que dire si ce n’est que c’était un très bon conseil … ! 

Nous voici donc au Québec dans la famille de Paul et surtout sa belle-famille. On suit l’histoire de Roland depuis l’annonce de son cancer à son entrée dans une petite structure pour les soins palliatifs. 

L’album raconte cette évolution de façon vraie, touchante, émouvante. On connaît déjà la fin, les médecins l’ont annoncée assez vite, il n’en réchappera pas. On est donc clairement pas dans une bande dessinée humoristique, pourtant les personnages sont émouvants, drôles. On s’attache vite à eux et on a presque l’impression de les connaître. Cela pourrait être n’importe quelle famille. Au début, on parle surtout de la vie quotidienne, on replace le contexte : qui est qui, qui fait quoi etc. Une fois la maladie développée, on se concentre davantage dessus et sur la vie de Roland. 

J’ai beaucoup aimé cette bande dessinée qui aborde très bien la question de la fin de vie, on ne tombe pas dans le mélodramatique, elle reste juste, humaine. On en sort bien sur bouleversé, mais pourrait-il en être autrement ? C’est une bonne histoire pour aborder ce thème, le dessin en noir et blanc fait ressortir l’histoire, on est vraiment concentré sur la narration, sur ce qui se passe. 

Presque un coup de cœur pour cette BD.

mercredi 21 novembre 2012

L'invention du vide, Nicolas Debon


Présentation de l'éditeur
Avec L'invention du Vide, Debon signe une histoire complète qui, entre fiction et réalité, met en scène les débuts de l'alpinisme.
L'invention du Vide, c'est ce défi vain et pourtant magnifique lancé au vide par ces hommes qui, de tout temps, ont rêvé de gravir les plus hautes montagnes. Il faut dire que la montagne a ce don de rendre belles les tentatives des hommes à vouloir aller toujours plus haut. Parfois, elle ose se refuser à leur vanité, se faisant douleur et souffrance. Les Alpes ont ainsi été le théâtre régulier des assauts de ces hommes, au point d'être à l'origine du mot « alpinisme » ! Durant les années 1880, ces conquêtes furent l'objet d'une formidable compétition symbolisée par les aiguilles de Chamonix. S'inspirant des écrits d'Albert Frederick Mummery (1855-1895), Nicolas Debon raconte avec brio ces exploits inutiles et beaux à la fois. À la manière du Tour des géants, qui mettait en scène les cyclistes au début du siècle dernier, il raconte, de façon documentée et profondément humaine, cette épopée. À la fois grave et savoureux, cet ouvrage – qui reste d'abord une fiction – est aussi un sublime hommage à la montagne.
L'invention du Vide est une aventure documentaire, mais aussi une bande dessinée servie par un graphisme original avec des couleurs directes parfaitement appropriées aux décors majestueux.

Avis
L’Invention du vide me faisait de l’œil depuis quelques mois, sa couverture nous accroche et nous intrigue … Les dessins sont absolument splendides, les couleurs choisies avec goût et le choix d’avoir mis les cases en noir et blanc lorsque l’on parle de faits historiques plus anciens est une très bonne idée. 

Une chose est sure en tout cas, Nicolas Debon s’est beaucoup renseigné sur l’alpinisme et nous présente une bande-dessinée très instructive, quelques pages à la fin présente les héros qui ont réellement existé (et on voit leur photo : autant dire tout de suite que leurs personnages version bd leur ressemble énormément, on les reconnaît sans le moindre souci !). 

L’ascension est impressionnante, elle nous donnerait presque envie de les accompagner pour découvrir ces magnifiques vues, mais elle nous donne aussi le vertige tellement elle est vertigineuse ! 

En résumé, c’est une très bonne bande-dessinée qui nous permet d’en apprendre davantage sur l’alpinisme et plus particulièrement l’ascension des Alpes, mêlant fiction et documentaire, on se laisse totalement emporté. On en ressort avec l’impression d’avoir respiré un bol d’air pur, en frissonnant. Seul bémol, certains termes sont parfois un peu techniques pour les néophytes et pour qui ne parle pas un mot d’allemand, même si globalement cela me semble assez transparent !

mardi 20 novembre 2012

Sortilèges, Dufaux et Munuera


Présentation de l'éditeur
Dans un Moyen Age fantastique, Blanche devient reine d'Entremonde à la mort de son père. Une guerre est imminente, sa mère et son frère cherchent à la tuer et un amoureux éconduit cherche à se venger en faisant appel à la sorcellerie.

Avis
Bande dessinée repérée peu de temps avant sa sortie, je me l’étais notée dans un coin de ma tête pour la lire dès que j’en aurai l’occasion. L’ayant reçu au travail, j’ai donc pu la découvrir. 

Alors première impression, il faut dire que les dessins sont sublimes, mais je trouve toujours les dessins de Munuera très beaux, donc je suis quelque peu partiale malgré tout ! Les couleurs montrent bien le côté fantastique, on devine à peu près où veulent en venir les personnages et on reconnaît les personnages « fantastiques » des humains « normaux ». Après, cela n’engage que moi, mais j’ai trouvé que les couleurs donnaient ce côté assez transparent à la narration.


L’histoire justement, quant à elle, est beaucoup plus simple à mon goût, j’ai presque été déçue. J’en attendais davantage et pensais que cela serait un peu plus recherché, un peu plus complexe. La présentation de l’éditeur dévoile une grosse partie de l’album et même si cela n’entrave pas la lecture (sinon je l’aurai enlevée sur mon blog !), c’est surprenant. 

J’attends de voir ce que donnera le deuxième album de ce dyptique avant de me prononcer entièrement du coup. Je pensais revenir avec un coup de cœur, ce n’est pas le cas, mais ça arrive, c’est le côté chouette de la littérature, on n’est jamais sûr de rien !

mercredi 26 septembre 2012

La Mémoire de l'eau, Mathieu Reynès et Valérie Vernay


Titre : La Mémoire de l'eau
Auteurs : Mathieu Reynès (scénario) et Valérie Vernay (ill. et color.)
Editeur : Dupuis
Date de parution : Juin 2012
Tome 2
Prix : 12 €

Présentation de l'éditeur

Le jour où Marion emménage avec sa mère dans la maison de famille dont elles ont hérité, une nouvelle vie commence pour la petite fille. Fini la vie citadine, les voilà installées au bord de la mer, dans le village où ses grands-parents ont vécus plus de trente ans auparavant. L'endroit est magique : une vue imprenable, la plage au pied du jardin... Au village, les plus anciens se souviennent du grand-père de Marion, disparu en mer bien avant sa naissance ; c'est l'occasion pour elle d'en apprendre un peu plus sur l'histoire de sa famille, dont elle ne sait presque rien. Et puis, il y a ces rochers sculptés, sur la lande, dont les anciens du village disent qu'ils sont une trace de légendes oubliées... Mais alors dans ce cas, pourquoi déchiffre-t-elle sur l'un d'entre eux les initiales et la date de disparition de son grand-père ? Et pourquoi le gardien de phare, leur plus proche voisin, leur paraît-il si hostile, alors qu'il a été l'ami de son grand-père du temps de sa jeunesse ? Un récit fantastique sur fond de secret de famille et de légendes maritimes, qui met en scène une petite fille d'aujourd'hui.
 
Avis

Nous retrouvons donc Marion dans la mauvaise situation où elle se trouvait à la fin du premier tome. 

Dans ce second tome, l’histoire est un peu plus sombre, on découvre les secrets de famille, les secrets des habitants … Beaucoup de choses nous sont révélées. Si le premier tome posait les bases de l’histoire, celui-ci nous révèle toute l’histoire en peu de pages au final. 


Je n’ai pas été déçue par cette suite de l’histoire et j’ai beaucoup aimé les secrets révélés. Certains personnages sont effrayants, d’autres étonnants, mais on aime en savoir plus sur eux, comprendre les mystères.

J’ai encore apprécié les illustrations, je trouve que le texte et les dessins se complètent à merveille. 

C’est donc une BD à découvrir, en plus en seulement deux tomes, donc on la lit assez vite ! N’hésitez pas, jetez un coup d’œil à la Mémoire de l’eau et rencontrez donc Marion qui vous fera part de ses découvertes …

vendredi 14 septembre 2012

Un petit plaisir

Cela faisait quelques temps que j'avais envie de m'acheter une BD particulière, que j'ai connu grâce à Frenchbooklover il y a quelques années et que j'avais réussi à lui acheter... Seulement voilà, les exemplaires partent comme des petits pains et la rupture est très courante ! 
Et là que vois-je ... Une "nouvelle" édition de 2010, en vente, en occasion en très bon état ... L'intégrale en un seul tome ...

Quelle joie ...

Voici donc Green Manor ... Et je trouve l'édition vraiment sublime, le papier est épais, agréable ... L'effet vieux livre est vraiment bien réalisé ... Bref, je me suis fait vraiment plaisir !




samedi 25 août 2012

Elinor Jones, Aurore, Algésiras


BabyChallenge BD de Livraddict

Titre : Elinor Jones
Auteurs : Algésiras (scénario), Aurore (dessin)
Editeur : Soleil prod
Date de parution : Février 2010
Prix : 13.95 €

Présentation du premier tome
La maison de couture Tiffany crée des robes pour les ladies les plus fortunées d'Angleterre. Elinor n'en revient pas d'avoir été embauchée : désormais, elle sera sous les ordres de Bianca, la célèbre adolescente surdouée !

Mais Elinor doit s'adapter rapidement. Ici, on fabrique du sur-mesure pour mesdames les baronnes et duchesses ! Et Mrs Tiffany mise toute sa réputation sur d'incroyables bals, pour lesquels les costumes des invités sont réalisés sur mesure. ... 

Un huis clos victorien, où les secrets de chacun se dissimulent parmi soies et taffetas...

Avis
On peut dire que cette bande dessinée est avant tout destinée aux filles. En effet, l’univers de la mode, même celle de l’époque victorienne, intéressera sans doute moins les garçons. Les personnages sont fortement développés, on sent des personnalités complexes derrière ces dessins aux couleurs claires. J’ai d’ailleurs beaucoup le dessin et les couleurs choisies. J’ai trouvé que cela se prêtait particulièrement bien à cette époque victorienne. Le scénario et le dessin se sont parfaitement trouvés à mon sens.
Première page du premier tome d'Elinor Jones
Première page du deuxième tome d'Elinor Jones


L’idée est bonne, on se laisse emporter dans ce siècle et plus particulièrement dans cette maison de couture si particulière. Attendrie au début par Bianca, on comprend vite la véritable personnalité de la petite peste. Les autres personnages nous sont dévoilés aussi rapidement sous leur véritable jour et on s’attache à certains plus que d’autres évidemment.

J’ai apprécié la lecture de cette bande dessinée, qui se lit assez vite, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de lire le deuxième tome, qui semble poursuivre dans la même lignée. On se doute que des secrets vont être dévoilés au fur et à mesure des tomes, des histoires sur chacun des personnages principaux, et on a hâte d’en savoir plus sur notre héroïne, la douce Elinor Jones.

mercredi 20 juin 2012

Zombillenium, Arthur de Pins


Titre : Zombillenium
Sous-titre : Ressources humaines
Auteur : Arthur de Pins
Edition : Dupuis
Date de parution : Août 2011
Prix : 14,50 €

Fauve d'Angoulême Prix Jeunesse

Présentation de l'éditeur
Tags sur les murs, avertissement du curé du coin : visiblement les esprits s'échauffent autour de Zombillénium. Quand on n'embauche que des morts (ou des sorcières !) dans une région où le taux de chômage est à 25%, il faut bien s'attendre à quelques frictions. Si l'on ajoute à ça des visiteurs une miette pénibles et des employés qui, pour être morts, n'en aimeraient pas moins prendre des vacances, on comprend que ce n'est pas trop le moment de venir parler revendications salariales à Francis Von Bloodt. Un deuxième tome qui vient étoffer le casting de Zombillénium avec Astaroth, le démon adolescent, et qui confirme, s'il en était besoin, le talent tout particulier d'Arthur de Pins à manier un humour noir totalement jubilatoire. 

Avis
J’ai trouvé que le tome 2 de Zombillenium perdait un peu dans son humour. L’histoire est un peu plus sombre, moins drôle. On découvre d’autres personnages et on s’éloigne d’Aurélien et Gretchen, ce qui est dommage, parce que je les aimais bien et qu’ils me faisaient rire.
Les illustrations restent dans la même lignée, ça ne change donc pas.

Juste le scénario plus sombre, qui montre le parc victime « d’attaques ». On suit une famille de visiteurs et on découvre leurs secrets pendant tout le tome. On appréhende aussi un petit peu mieux le directeur du parc et ses convictions : ne jamais tuer d’humains dans le parc. Petit clin d’œil à Twillight et à la mode des vampires, mais ça s’arrête là dans les références. Il y en a un peu moins que dans le premier tome.

Je suis un peu déçue de ce deuxième tome, j’ai préféré le premier, cependant j’ai hâte de découvrir la suite des aventures du parc d’attraction d’Arthur de Pins.

mardi 19 juin 2012

Les Derniers jours de Stefan Zweig, Sorel et Seksik


Titre : Les derniers jours de Stefan Zweig
Auteur : Laurent Seksik et Guillaume Sorel
Edition : Casterman
Date de parution : Février 2012
Prix : 16 €

Présentation de l'éditeur
Après avoir fui le nazisme, Stefan Zweig et son épouse Lotte croient fouler au Brésil une terre d'accueil, loin du chaos qui embrase l'Europe. Mais la menace rôde jusqu'au fin fond de l'exil. Comment l'écrivain humaniste, rescapé du "monde d'hier", échapperait-il à ses démons ? 

Avis

Fan de Stefan Zweig, j’avais hâte de lire cette bande-dessinée retraçant les derniers jours de cet auteur. On se retrouve effectivement lors de son dernier voyage avec sa deuxième épouse. On ressent et on lit les hésitations, les émotions ressenties par Zweig. Une autre facette de l’auteur ressort et les dessins mettent en valeur ce scénario. 

Fin romancée de l’auteur et de sa femme, on se laisse emporter par cette version, qui nous montre les noirceurs de Zweig mais aussi son incompréhension et surtout la perte totale d’un espoir de survie face aux nazis. On voit la mort de cet espoir lorsqu’il pense que l’Allemagne sera invaincue et que personne ne pourra rien faire contre. On voit également les hésitations de sa femme, comment renoncer à la vie mais aussi comment renoncer à l’amour de sa vie. Une tentative d’appel à l’aide avortée, pour finalement succomber à son destin. 

Une bande dessinée à découvrir.

samedi 16 juin 2012

Zombillénium, Arthur de Pins



Titre : Zombillenium
Sous-titre : Gretchen
Auteur : Arthur de Pins
Editeur : Dupuis
Date de parution : Août 2010
Prix : 14,50 €

Présentation de l’éditeur :
Francis von Bloodt, vampire de son état, gère en bon père de famille le parc d'attractions Zombillénium. On n'embauche pas n'importe qui, chez Zombillénium : les simples mortels n'ont qu'à passer leur chemin, ici on ne travaille qu'avec d'authentiques loups-garous, vampires et momies. C'est ce que va découvrir Aurélien, un homme au bout du rouleau, trompé par sa femme ; et qui va se retrouver embauché malgré lui dans cette étrange entreprise. Gretchen, sorcière stagiaire, va l'aider à faire ses premiers pas...


Avis
Zombillenium, bande-dessinée d’Arthur de Pins, est avant tout une BD pleine d’humour. Humour un peu noir, mais en tout cas j’ai ri à de nombreuses reprises. On retrouve des clins d’œil à certaines grandes sagas comme Harry Potter. On se retrouve dans un parc d’attraction démoniaque. Le but est de faire peur aux visiteurs et pour cela des vrais « monstres » sont à l’œuvre. On côtoie des vampires, des loups garous et un « on ne sait quoi ». 

Les personnages sont plutôt attachants, même s’ils ne sont pas encore très développés, on oublie leurs « défauts » ou leurs envies meurtrières. J’ai beaucoup aimé l’humour de la momie et du squelette. 

Je trouve l’idée d’un parc d’attraction qui embauche des morts vivants en  « contrat à durée indéterminée » assez sympathique. L’humour est présent tout au long du volume et généralement de bon ton. 

De plus, j’ai beaucoup aimé les dessins d’Arthur du Pins, déjà lorsque l’on ouvre la BD, on tombe sur une vue de la route avec un panneau avertisseur de radar et un panneau annonçant un rond-point qui sont très réalistes. J’ai été subjuguée par cette image. Les couleurs peuvent rebuter certaines personnes, mais ne vous focalisez pas là-dessus, l’histoire vaut largement le coup ! 

Bref je vais vite lire le tome 2 et devoir attendre pour lire la suite ensuite.

jeudi 14 juin 2012

[BD] Baby challenge 2012

Allez je m'inscris à d'autres challenges pour lire de nouvelles BD ! Même si certaines ont déjà été lues !

Pour la 2ème année consécutive, les baby-challenges par genre reviennent pour votre/notre plus grand plaisir !

Voici donc la sélection des 20 titres BD les plus plébiscités (attention : pour les baby-challenges, nous ne tenons compte que des premiers tomes de saga pour ne pas qu'une saga se retrouve trop souvent citée dans la sélection.)

Le but du "baby-challenge" est de lire le plus possible de cette sélection !

Vous pouvez lire les livres dès maintenant si ce challenge vous intéresse, le but n'est pas comme le Big Challenge de lire un nombre de livres en une année, c'est d'arriver au Perfect, à 20/20 au 31.12.2012 !

Fin 2012, nous vous attribuerons des médailles qui seront visibles sur votre profil :
Médaille d'or : 20/20
Médaille d'argent : 16/20
Médaille de bronze : 12/20
Médaille de chocolat : 8/20


Les grands champions qui ont déjà obtenu la médaille d'or (20/20) peuvent remplacer les premiers tomes par les seconds (ou troisième etc...), il en va de même si vous n'avez pas atteint la perfection. C'est vous qui voyez.

Voici la liste retenue à partir des notes dans bibliomania :
1 ~ Maus, intégrale de Art Spiegelman
2 ~ Simon's Cat, tome 1 : Une calamité de chat de Simon Tofield
3 ~ Lou, tome 1 de Julien Neel
4 ~ La théorie de la contorsion de Margaux Motin
5 ~ Les aventures de Tintin, tome 2 : Tintin au congo de Hergé
6 ~ Blacksad, tome 1 : Quelque part entre les ombres de Juan Diaz Canales
7 ~ Ma vie est tout à fait fascinante, tome 1 de Pénélope Bagieu
8 ~ Le Combat ordinaire, tome 1 : Le Combat ordinaire de Manu Larcenet
9 ~ Astérix, tome 01 : Astérix le gaulois de René Goscinny
10 ~ Seuls, tome 1 : La disparition de Bruno Gazzotti
11 ~ Autobiographie d'une fille Gaga de Diglee
12 ~ Kaamelott (BD), tome 1 : L'Armée du Nécromant de Alexandre Astier
13 ~ Aya de Yopougon, tome 1 de Marguerite Abouet
14 ~ Elinor Jones, tome 1 : Le bal d'hiver de Algésiras
15 ~ Maliki, tome 1 : Broie la vie en rose de Maliki
16 ~ Le Chat du Rabbin, tome 1 : La Bar-Mitsva de Joann Sfar
17 ~ J'aurais adoré être ethnologue de Margaux Motin
18 ~ Zombillénium, tome 1 : Gretchen de Arthur de Pins
19 ~ Lanfeust de Troy, tome 1 : L'ivoire du Magohamoth de Christophe Arleston
20 ~ Murena, tome 1 : La Pourpre et l'or de Jean Dufaux

 BD lues : 18/20

mercredi 16 mai 2012

Olympe de Gouges

Titre : Olympe de Gouges
Auteurs : Catel & Bocquet
Editeur : Casterman
Parution : Février 2012
Prix : 24 €

Mot de l'éditeur :
Mariée et mère à 18 ans, veuve aussitôt après, Marie Gouzes décide ensuite de vivre librement. Elle se fera désormais appeler Olympe de Gouges. Femme de lettres, fille des Lumières, libertine et républicaine, Olympe a côtoyé la plupart de ceux qui ont laissé leur nom dans les livres d'histoire au chapitre de la Révolution : Voltaire, Rousseau, Mirabeau, Lafayette, Benjamin Franklin, Philippe Egalité, Condorcet, Théroigne de Méricourt, Desmoulins, Marat, Robespierre... En 1791, quand elle rédige la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe demande l'égalité entre les sexes et le droit de vote ; des propositions qui resteront révolutionnaires jusqu'au XXe siècle. 

Avis :
Grande passionnée d'Olympe de Gouges, j'attendais avec impatience de pouvoir lire cette bande dessinée, mais avec une grande crainte malgré tout : qu'est ce que ça allait pouvoir donner ... 
Au final, c'est un coup de coeur, autant le dire tout de suite sans suspense !

BD assez impostante (plus de 400 pages), elle impressionne au début. Pourtant on se plonge dedans, on aimerait encore et encore en lire. Seulement, ils n'allaient pas en rajouter, il s'agit d'une BD historique et non d'une histoire complètement romancée de la vie de cette femme révolutionnaire. 

Si certains ont été déroutés par les dessins, cela ne m'a pas du tout gênée, je trouve que leur simplicité ajoute un charme à la lecture.  Les personnages sont aisés à reconnaître, et on est heureux de retrouver des personnages historiques bien connus. 

Le gros plus de cette BD : les fiches personnages à la fin du tome. J'ai trouvé que ça rajoutait une qualité supplémentaire à l'ouvrage. On peut ainsi lire des informations sur des personnages même "mineurs", et j'ai trouvé que c'était très intéressant d'en apprendre davantage sur certains que je ne connaissais que de nom. 

Bref : coup de coeur BD. Si vous ne l'avez pas lu, n'hésitez pas.