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mercredi 21 novembre 2012

L'invention du vide, Nicolas Debon


Présentation de l'éditeur
Avec L'invention du Vide, Debon signe une histoire complète qui, entre fiction et réalité, met en scène les débuts de l'alpinisme.
L'invention du Vide, c'est ce défi vain et pourtant magnifique lancé au vide par ces hommes qui, de tout temps, ont rêvé de gravir les plus hautes montagnes. Il faut dire que la montagne a ce don de rendre belles les tentatives des hommes à vouloir aller toujours plus haut. Parfois, elle ose se refuser à leur vanité, se faisant douleur et souffrance. Les Alpes ont ainsi été le théâtre régulier des assauts de ces hommes, au point d'être à l'origine du mot « alpinisme » ! Durant les années 1880, ces conquêtes furent l'objet d'une formidable compétition symbolisée par les aiguilles de Chamonix. S'inspirant des écrits d'Albert Frederick Mummery (1855-1895), Nicolas Debon raconte avec brio ces exploits inutiles et beaux à la fois. À la manière du Tour des géants, qui mettait en scène les cyclistes au début du siècle dernier, il raconte, de façon documentée et profondément humaine, cette épopée. À la fois grave et savoureux, cet ouvrage – qui reste d'abord une fiction – est aussi un sublime hommage à la montagne.
L'invention du Vide est une aventure documentaire, mais aussi une bande dessinée servie par un graphisme original avec des couleurs directes parfaitement appropriées aux décors majestueux.

Avis
L’Invention du vide me faisait de l’œil depuis quelques mois, sa couverture nous accroche et nous intrigue … Les dessins sont absolument splendides, les couleurs choisies avec goût et le choix d’avoir mis les cases en noir et blanc lorsque l’on parle de faits historiques plus anciens est une très bonne idée. 

Une chose est sure en tout cas, Nicolas Debon s’est beaucoup renseigné sur l’alpinisme et nous présente une bande-dessinée très instructive, quelques pages à la fin présente les héros qui ont réellement existé (et on voit leur photo : autant dire tout de suite que leurs personnages version bd leur ressemble énormément, on les reconnaît sans le moindre souci !). 

L’ascension est impressionnante, elle nous donnerait presque envie de les accompagner pour découvrir ces magnifiques vues, mais elle nous donne aussi le vertige tellement elle est vertigineuse ! 

En résumé, c’est une très bonne bande-dessinée qui nous permet d’en apprendre davantage sur l’alpinisme et plus particulièrement l’ascension des Alpes, mêlant fiction et documentaire, on se laisse totalement emporté. On en ressort avec l’impression d’avoir respiré un bol d’air pur, en frissonnant. Seul bémol, certains termes sont parfois un peu techniques pour les néophytes et pour qui ne parle pas un mot d’allemand, même si globalement cela me semble assez transparent !

mardi 20 novembre 2012

Sortilèges, Dufaux et Munuera


Présentation de l'éditeur
Dans un Moyen Age fantastique, Blanche devient reine d'Entremonde à la mort de son père. Une guerre est imminente, sa mère et son frère cherchent à la tuer et un amoureux éconduit cherche à se venger en faisant appel à la sorcellerie.

Avis
Bande dessinée repérée peu de temps avant sa sortie, je me l’étais notée dans un coin de ma tête pour la lire dès que j’en aurai l’occasion. L’ayant reçu au travail, j’ai donc pu la découvrir. 

Alors première impression, il faut dire que les dessins sont sublimes, mais je trouve toujours les dessins de Munuera très beaux, donc je suis quelque peu partiale malgré tout ! Les couleurs montrent bien le côté fantastique, on devine à peu près où veulent en venir les personnages et on reconnaît les personnages « fantastiques » des humains « normaux ». Après, cela n’engage que moi, mais j’ai trouvé que les couleurs donnaient ce côté assez transparent à la narration.


L’histoire justement, quant à elle, est beaucoup plus simple à mon goût, j’ai presque été déçue. J’en attendais davantage et pensais que cela serait un peu plus recherché, un peu plus complexe. La présentation de l’éditeur dévoile une grosse partie de l’album et même si cela n’entrave pas la lecture (sinon je l’aurai enlevée sur mon blog !), c’est surprenant. 

J’attends de voir ce que donnera le deuxième album de ce dyptique avant de me prononcer entièrement du coup. Je pensais revenir avec un coup de cœur, ce n’est pas le cas, mais ça arrive, c’est le côté chouette de la littérature, on n’est jamais sûr de rien !