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mercredi 5 juin 2013

A toi pour l'éternité, Daniel Glattauer


Présentation de l'éditeur
Célibataire, belle, libre et indépendante, Judith est pourtant peu sûre d’elle et pleine de doutes : à trente-six ans, elle n’a toujours pas trouvé l’amour. Jusqu’au jour où elle croise, dans un supermarché, le chemin de Hannes… qui lui marche sur le pied. L’incident est banal et l’histoire pourrait bien s’arrêter là, mais Hannes fait très vite irruption dans le magasin de lampes de Judith et, avec des discours enflammés et des attentions de tous les instants, il ne tarde pas à s’immiscer aussi dans sa vie. Car même s’il est un peu envahissant, Hannes est un homme parfait, le rêve de toute belle-mère, à en croire ses proches et ses amis.

Toutefois l’amour tourne bientôt à l’obsession et l’idylle au cauchemar, et Judith étouffe dans cette relation possessive. Elle tente bien de rompre, mais Hannes sait se montrer tenace – peut-être même un peu trop pour être honnête – et absent, il est plus que jamais présent et la poursuit jusque dans ses rêves…

Avis
J’attendais avec impatience le nouveau roman de Daniel Glattauer qui m’avait totalement séduite avec Quand souffle le vent du nord (un peu moins avec sa suite). J’avais aperçu le titre, aperçu la couverture qui ne me disait pas grand-chose et me voici donc avec le livre en main.

On commence avec une rencontre entre Judith et Hannes, dans un supermarché, il lui marche sur le pied, s’excuse, rien de très original, une banale rencontre. Puis, Hannes revient dans la vie de Judith, il se dit fou d’elle, l’encense, l’adore, est à ses pieds. Je ne pouvais m’empêcher d’imaginer un petit chien aux pieds de sa maîtresse en lisant cette partie, avant que le rythme ne change.

Ils sortent donc ensemble et on suit les réflexions de Judith et on trouve Hannes bizarre. Mais peut-on réellement imaginer qui il est. J’avoue avoir eu une petite idée (qui s’est avérée assez juste) mais qui ne m’a pas gênée dans ma lecture. Je reste un peu étonnée de ce roman, qui m’a captivée, Judith m’a plu, j’ai aimé ce qu’elle racontait généralement. J’ai beaucoup aimé également retrouvé le style de Daniel Glattauer qui sait décidément nous emporter dans son monde et surtout qui sait créer des personnages attachants mais contrasté (ni trop négatif ni trop positif).

Le roman est découpé en « phase », relatant l’évolution de la relation du couple, ça m’a fait sourire car effectivement on peut voir les relations sentimentales sous cette forme et leur évolution est intéressante, la narration est très bien découpée.

Bref, c’est un roman qui m’a mise mal à l’aise, mais que j’ai beaucoup aimé lire. Petit bémol, je trouve que la fin n’est pas assez aboutie, il manque quelques pages d’explications, j’ai trouvé que le rythme se cassait un peu et qu’il aurait dû poursuivre sur les conséquences de son dénouement, au moins un petit plus. 

Quelques mots sur l'auteur

© www.corn.at / Deuticke

Daniel Glattauer fait toute sa scolarité à Laaer Berg, dans la grande banlieue sud de Vienne, où il passe son baccalauréat en 1978. Il termine ses études de pédagogie et d'histoire de l'art en 1985. Par la suite il travaille comme journaliste, d'abord pour le journal viennois Die Presse et à partir de 1989 pour le Standard.

Son premier roman Theo und der Rest der Welt ("Théo et le reste du monde") sort en 1997. En 2001 il publie également un recueil des ses articles et éditoriaux, Die Ameisenzählung ("Le comptage des fourmis").

En 2006, il est nominé pour le Deutscher Buchpreis. 

mardi 24 juillet 2012

La Septième vague, Daniel Glattauer


Titre : La Septième vague
Auteur : Daniel Glattauer
Editeur : Grasset
Date de parution : Avril 2011
Prix : 18.30 €

Présentation de l'éditeur
Leo, de retour des Etats-Unis, la correspondance entre Emmi et lui reprend, d’abord timide après de longs mois de silence, puis tout s’enchaîne.
Mais voici qu’Emmi souhaite en finir pour de bon et mettre un terme à cette relation épistolaire. Pour cela, elle veut rencontrer Leo, une fois au moins…
La rencontre a lieu – conformément à la forme consacrée du roman épistolaire – sans public. Le lecteur n’aura droit qu’au compte-rendu…
La relation virtuelle survivra-t-elle au test de la réalité ? Com-ment maintenir la tension, si les deux personnages ne peuvent plus se cacher derrière les mots, mais se retrouvent face à face ? C’est là tout le charme, pétillant et captivant, de cette romance virtuelle et virtuose.

Avis
Avec grande impatience et grande joie, je retrouvai donc assez vite Emmi et Leo pour la suite de leur aventure. 

Je n’ai pas été déçue mais je n’ai pas été aussi emballée que pour le premier tome. J’ai été contente de retrouver les deux personnages, mais on sent bien que l’auteur a écrit cette suite pour répondre à une forte attente de ses lecteurs. De plus, l’effet de surprise est passé, on retrouve le même genre, les mêmes rebondissements. Du coup, même si j’ai bien aimé, je pense qu’il est nécessaire de lire les deux tomes dans un laps de temps assez court, sous peine de ne pas être plus conquis que cela. Le style de l’auteur reste donc le même, ceux qui n’avaient pas aimé l’épistolaire cybernétique ne l’apprécieront toujours pas.

Attention, ne pas lire la suite, qui risque de vous donner trop d’indices sur les fins des romans.

La fin m’a presque déçue en fait. Je trouve que c’est trop « facile », il revient sur son premier roman quasiment au final, offrant la fin qui était sans doute souhaitée par la majorité des gens. C’est dommage de ne pas « assumer » sa première version et de se laisser entrainer, de vouloir faire plaisir à ses lecteurs comme ça. (Même si j’avais trouvé la première fin abrupte, elle tombait bien).


jeudi 19 juillet 2012

Quand souffle le vent du Nord, Daniel Glattauer




Titre : Quand souffle le vent du Nord
Auteur : Daniel Glattauer
Editeur : Grasset
Date de parution : Mars 2010
Prix : 18.30 €

Présentation de l’éditeur
En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre... De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d un chagrin d amour. Un jour, pourtant enfin ! , ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s’imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler...


Avis
Cela faisait déjà pas mal de temps que je voyais cette couverture défiler assez régulièrement, mais je n’avais jamais pris le temps de m’intéresser à ce livre plus que cela. Pourtant, hier j’ai lu la quatrième de couv, et je me suis dit pourquoi pas.
Je l’ai commencé hier soir donc et je n’ai pas pu le lâcher. Impossible de décrocher de cet échange épistolaire intense entre Emmi et Leo. On ressent leurs émotions, leur attente, on souhaite qu’ils se rencontrent, on se demande s’ils vont franchir le pas. Bref, on vit leur histoire avec passion. Je suis totalement entrée dans cet échange de mail au point de me commander la suite dès la dernière page finie. Les échanges donnent un rythme très dynamique à l’ouvrage ce qui permet de le lire avec facilité et surtout de le lire d’une traite. On n’ose pas s’arrêter, on n’ose pas quitter Emmi et Leo.
Nous voici témoins d’un « coup de foudre » particulier, les protagonistes ne se sont jamais vus, ils ne se connaissent que par ce qu’ils échangent durant leurs mails, et pourtant ils deviennent accros à ces envois réguliers. On assiste alors à une histoire d’amour particulière, prenante, attendrissante.
La fin m’a bouleversée aussi. J’ai pu lire que certains étaient déçus, mais je trouve que ça colle bien. Maintenant, j’ai hâte de dire le deuxième tome : La Septième vague, en espérant ne pas être déçue de cette suite.
Bref, un roman plutôt court, très sympathique à lire. Je recommande à ceux qui ne l’ont pas lu de le découvrir.