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mercredi 10 juillet 2013

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, Mary Ann Shaffer

Livra'deux 


Je suis HYPER en retard pour cette chronique, que j’étais tout bêtement persuadée d’avoir publié et qui pourrissait en brouillon. Bref voici ce que j’avais écrit !



Présentation de l'éditeur
"Je me demande comment cet ouvrage est arrivé à Guernesey ? Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu'à leur lecteur idéal... "

Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...) délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant.

Jamais à court d'imagination, le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d'humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d'autres habitants de Guernesey , découvrant l'histoire de l'île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l'impact de l'Occupation allemande sur leurs vies...

Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l'invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.

Avis
Pour cette lecture, elle faisait partie du challenge Livra’deux avec qui je participais avec Julia1703 qui a publié sa chronique il y a quelques temps … 

Elle avait choisi pour moi le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates que je n’avais toujours pas lu, et c’était pourtant pas faute d’en entendre parler régulièrement … Mais bon, on en entend tellement parler qu’au final on se presse moins pour se lancer dans la lecture. 

Ce livre m’attirait de base car j’aime les romans épistolaires, ça a un petit côté vacances, un petit côté décalé, qui me fait regarder généralement avec bienveillance le livre. Bref ça n’a pas loupé, j’ai aimé cette particularité. 

On se laisse emporter dans l’histoire, on découvre l’Histoire sous cette forme et on voit les différentes réactions des personnes par rapport à l’occupation. 

Cependant, j’ai trouvé les personnes trop manichéens, ils ne sont pas assez contrasté, tout est un peu trop lisse. 

Peut-être qu’à force de lire nombre de coup de cœur, surtout depuis les quelques années de sa sortie, j’avais commencé à me faire tout un monde de cette histoire … Du coup, je suis un peu déçue mais cela reste un bon roman !

samedi 15 décembre 2012

Ne t'inquiète pas pour moi, Alice Kuipers



Présentation de l'éditeur
Maman, je suis allée au supermarché. Regarde dans le frigo. J'ai arrosé les plantes. J'ai nettoyé la cage de Jeannot Lapin. J'ai rangé le salon. Et la cuisine. Et j'ai fait la vaisselle aussi. Je vais me coucher. Ton esclave à domicile, Claire. Une correspondance par Post-it sur le frigo entre une mère et sa fille. Lorsque la mère tombe malade, le temps presse mais l'espoir demeure. Un livre comme un trésor qui chuchote à l'oreille l'importance de ceux qu'on aime...

Avis


Ne t’inquiètes pas pour moi est un roman original car composé d’échanges de post-it entre une mère et sa fille qui ne se croise que peu. On découvre ainsi leurs vies, leurs querelles, leurs joies etc.
On voit également évoluer les personnages au cours du roman, c’est très frappant. Claire, ado de 15 ans, est de plus en plus mature. Si elle était déjà autonome, elle devient plus empathique, plus grave.
Sa mère travaille au sein d’un service maternité et a donc des horaires décalés : nuits, week-ends … Elle est souvent absente. Les échanges de post-it au début montrent la vie courante, les courses à faire, la demande pour de l’argent de poche etc. Mais assez vite, le ton devient plus grave … La mère de Claire est malade et désormais cela tourne autour de cette maladie.

Quand je te regarde
Je vois la femme que je veux être
Forte et courageuse
Belle et libre

Claire

P.-S. : Je t'aime

--

Claire, je suis restée longtemps à regarder par la fenêtre avec Jeannot en pensant à la beauté du jardin. Avec la neige qui commence à fondre et sa fourrure pleine de soleil, j'ai l'impression que ça ne va pas si mal.

Une histoire touchante, qui marque … J’ai lu ce livre il y a déjà plusieurs années et pourtant je me souviens encore très bien de ce récit, de ces mots, de ce qui m’a plu et pourquoi je continue de le recommander. Une histoire bouleversante qui permet d’aborder le thème de la maladie des parents, qui permet d’évoquer aussi l’absence, l’adolescence … 

Un livre à découvrir.

mardi 24 juillet 2012

La Septième vague, Daniel Glattauer


Titre : La Septième vague
Auteur : Daniel Glattauer
Editeur : Grasset
Date de parution : Avril 2011
Prix : 18.30 €

Présentation de l'éditeur
Leo, de retour des Etats-Unis, la correspondance entre Emmi et lui reprend, d’abord timide après de longs mois de silence, puis tout s’enchaîne.
Mais voici qu’Emmi souhaite en finir pour de bon et mettre un terme à cette relation épistolaire. Pour cela, elle veut rencontrer Leo, une fois au moins…
La rencontre a lieu – conformément à la forme consacrée du roman épistolaire – sans public. Le lecteur n’aura droit qu’au compte-rendu…
La relation virtuelle survivra-t-elle au test de la réalité ? Com-ment maintenir la tension, si les deux personnages ne peuvent plus se cacher derrière les mots, mais se retrouvent face à face ? C’est là tout le charme, pétillant et captivant, de cette romance virtuelle et virtuose.

Avis
Avec grande impatience et grande joie, je retrouvai donc assez vite Emmi et Leo pour la suite de leur aventure. 

Je n’ai pas été déçue mais je n’ai pas été aussi emballée que pour le premier tome. J’ai été contente de retrouver les deux personnages, mais on sent bien que l’auteur a écrit cette suite pour répondre à une forte attente de ses lecteurs. De plus, l’effet de surprise est passé, on retrouve le même genre, les mêmes rebondissements. Du coup, même si j’ai bien aimé, je pense qu’il est nécessaire de lire les deux tomes dans un laps de temps assez court, sous peine de ne pas être plus conquis que cela. Le style de l’auteur reste donc le même, ceux qui n’avaient pas aimé l’épistolaire cybernétique ne l’apprécieront toujours pas.

Attention, ne pas lire la suite, qui risque de vous donner trop d’indices sur les fins des romans.

La fin m’a presque déçue en fait. Je trouve que c’est trop « facile », il revient sur son premier roman quasiment au final, offrant la fin qui était sans doute souhaitée par la majorité des gens. C’est dommage de ne pas « assumer » sa première version et de se laisser entrainer, de vouloir faire plaisir à ses lecteurs comme ça. (Même si j’avais trouvé la première fin abrupte, elle tombait bien).


jeudi 19 juillet 2012

Quand souffle le vent du Nord, Daniel Glattauer




Titre : Quand souffle le vent du Nord
Auteur : Daniel Glattauer
Editeur : Grasset
Date de parution : Mars 2010
Prix : 18.30 €

Présentation de l’éditeur
En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre... De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d un chagrin d amour. Un jour, pourtant enfin ! , ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s’imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler...


Avis
Cela faisait déjà pas mal de temps que je voyais cette couverture défiler assez régulièrement, mais je n’avais jamais pris le temps de m’intéresser à ce livre plus que cela. Pourtant, hier j’ai lu la quatrième de couv, et je me suis dit pourquoi pas.
Je l’ai commencé hier soir donc et je n’ai pas pu le lâcher. Impossible de décrocher de cet échange épistolaire intense entre Emmi et Leo. On ressent leurs émotions, leur attente, on souhaite qu’ils se rencontrent, on se demande s’ils vont franchir le pas. Bref, on vit leur histoire avec passion. Je suis totalement entrée dans cet échange de mail au point de me commander la suite dès la dernière page finie. Les échanges donnent un rythme très dynamique à l’ouvrage ce qui permet de le lire avec facilité et surtout de le lire d’une traite. On n’ose pas s’arrêter, on n’ose pas quitter Emmi et Leo.
Nous voici témoins d’un « coup de foudre » particulier, les protagonistes ne se sont jamais vus, ils ne se connaissent que par ce qu’ils échangent durant leurs mails, et pourtant ils deviennent accros à ces envois réguliers. On assiste alors à une histoire d’amour particulière, prenante, attendrissante.
La fin m’a bouleversée aussi. J’ai pu lire que certains étaient déçus, mais je trouve que ça colle bien. Maintenant, j’ai hâte de dire le deuxième tome : La Septième vague, en espérant ne pas être déçue de cette suite.
Bref, un roman plutôt court, très sympathique à lire. Je recommande à ceux qui ne l’ont pas lu de le découvrir.