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mercredi 10 juillet 2013

Au bout du rêve, Sarah Dessen


Présentation de l'éditeur
Matthew Biscoe, avec ses yeux verts et ses longues dreads brunes... c'est le prince charmant, Catlin en est sûre. Depuis qu'elle sort avec lui, elle tient le premier rôle, comme dans un rêve. Matthew est vraiment différent : Catlin découvre un univers hors norme, qui lui permet d'oublier tout le reste. Sa soeur disparue, sa mère taciturne, sa vie terne. Alors, comment faire marche arrière quand leur relation devient plus difficile à vivre que « tout le reste » ?

Avis
Je retrouve Sarah Dessen comme à chacune de ses sorties littéraires depuis quelques années maintenant, et elle arrive toujours à m’émouvoir tout autant … Mon côté fleur bleue ? Dans Au bout du rêve, nous suivons Catlin, jeune fille qui vivait dans l’ombre de sa sœur, Cass, qui vient de s’enfuir. Elle doit donc désormais composer avec l’absence laissée et compense pour sa mère. Elle devient ainsi Cheerleader, sans que cela la passionne réellement, rencontre un mec dont elle tombe folle amoureuse et vit sa vie …. Evidemment, si tout cela était aussi simple, cela ne serait pas du Sarah Dessen ! 

Dans ce roman, elle aborde comme toujours les maux des adolescents et nous voyons la violence conjugale, la drogue, la difficulté de faire ses propres choix, à quel point cela est facile de s’oublier. Le thème de la violence m’a particulièrement touchée, c’est très bien décrit, la vision de la victime est forte, on sent bien toute la culpabilité, toute la honte mais aussi tout l’amour qu’il y a. Une situation qui met mal à l’aise et pourtant qui est très courante à l’heure actuelle où nombre de femmes (et d’hommes) sont violentés au quotidien. 

Les personnages sont très attachants, j’ai beaucoup aimé Catlin, j’ai compatis avec Cass et son besoin de fuir, j’ai apprécié Corinna … Rina me faisait globalement sourire, même si elle est assez caricaturale dans son genre. 

Bref, je trouve que c’est un très bon livre pour parler de la violence conjugale auprès des jeunes, que ça permet de faire passer un message, de montrer qu’être la victime est difficile, que ce n’est pas facile de parler des violences, et de montrer les différentes émotions. Le thème de la difficile orientation est plus courant, on en parle davantage, cette difficulté à choisir ce que l’on souhaite réellement et pas se conformer aux attentes que nos proches peuvent avoir pour nous. Là, c’est abordé sous le point de vue des deux sœurs, avec des attentes différentes, on l’entrevoit également avec la vie de Corinna. 

Voilà un bon roman young adult, et je dois avouer être toujours autant conquise par Sarah Dessen !

Quelques mots sur l'auteure


Sarah Dessen est une écrivaine américaine , qui vit et enseigne à Chapel Hill, Caroline du Nord.

Elle a grandi en Caroline du Nord, où ses parents étaient professeurs de l'Université de Caroline. Elle a étudié l'anglais et l'écriture. Elle a obtenu un diplôme universitaire en anglais et un diplôme de lettres.

Sarah Dessen décide de travailler comme serveuse et d'écrire le reste du temps.

Son premier roman That Summer est publié au bout de trois ans en 1996. (Source : Babelio)

samedi 29 juin 2013

Insaisissable T2 : Ne m'échappe pas, Tahereh Mafi


Présentation de l'éditeur
MON POUVOIR EST CHAOS 
JE SUIS LEUR SEUL ESPOIR

ILS ME RECHERCHENT 
JE LEUR ÉCHAPPERAI

ILS VEULENT ME POSSÉDER 
PERSONNE NE PEUT M’ATTEINDRE

ILS ME CROIENT FAIBLE 
JE LES BRISERAI

LUI SEUL PEUT ME SAUVER
L’AIMER C’EST LE CONDAMNER

Juliette se réfugie au Point Omega, le quartier général de la résistance. Cette forteresse souterraine et ultra-moderne cache les gens dotés de pouvoirs extraordinaires. Pourtant, son toucher mortel fait toujours d’elle un paria.

De son côté, Warner, le fils du commandant suprême, réprime toute rébellion dans le secteur qu’il dirige. Toujours aussi obsédé par la fuite de Juliette, il veut la retrouver, quoi qu’il lui en coûte. Il n’a pas oublié non plus ceux qui ont permis son évasion, Adam et Kenj, à qui il compte bien faire payer leur trahison. 

L’affrontement est inévitable… Juliette, tiraillée entre son amour pour Adam et la soudaine attirance qu’elle ressent pour Warner, devra choisir son camp. Car elle est l’arme absolue, la seule qui puisse raviver l’espoir d’un monde dévasté.

Avis
Je voulais lire le tome 2 d’Insaisissable, sans me décider à me l’acheter (ma PAL me faisant les gros yeux était une des principales raisons !) quand j’ai vu le partenariat Livraddict / Michel Lafon. Merci à vous pour m’avoir donné l’opportunité de participer à ce livre … 

J’ai eu du mal à entrer dans l’histoire cependant, peut-être parce que ça faisait longtemps que j’avais quitté le premier tome. Finalement, une fois le rythme retrouvé, j’ai pu redécouvrir avec plaisir les personnages, avoir une autre vision d’eux et surtout j’ai trouvé le roman plus rythmé que le tome précédent. 

Kenji m’a fait sourire, m’a touchée, je l’ai trouvé émouvant dans sa façon d’être, moins agaçant qu’avant. On retrouve Juliette qui reste toujours très naïve, mais qui nous accompagne au cours de cette aventure, et qui se bouge un peu plus, qui pense un peu moins à son malheur et ouvre les yeux sur le monde dans lequel elle vit. J’ai aimé voir une autre facette de Warner, le voir sous un autre angle grâce à l’arrivée de son père, tout comme j’ai apprécié mieux connaître l’organisation du Point Omega et son chef Castle. 

Pour le tome 3, j’espère découvrir une Juliette plus mature, moins égoïste, plus honnête. J’espère également un début plus rapide à se mettre en place. J’aime beaucoup cela dit l’écriture de Tahereh Mafi qui nous projette dans ce monde affreux, j’aime les jeux de typo avec les mots barrés. Ce n’est donc pas un coup de cœur pour ce tome 2 mais je lirai le troisième tome !

Autre détail : le travail soigné du livre, la couverture est sublime comme d'habitude !

dimanche 16 juin 2013

Pour un jour avec toi, Gayle Forman

Présentation de l'éditeur
Peut-on tomber amoureux en seulement un jour ?

Allyson « Loulou » Healey, sage Américaine, rencontre Willem de Ruiter, acteur hollandais ténébreux, lors d’une représentation théâtrale en Angleterre. Une étincelle se produit. Elle le suit alors à Paris où ils vont passer une journée inoubliable. Mais, le lendemain matin, quand elle se réveille, Willem a disparu.
Allyson commence alors un long voyage afin de guérir de son premier chagrin d’amour, se libérer de ses chaînes et, un jour, retrouver l’amour.

Avis
Un nouveau roman de Gayle Forman … J’étais aux aguets ! Et l’Opération masse critique de Babelio l’avait mis dans les livres potentiels ! Evidemment coché, et bonne surprise obtenu ! Merci donc à Babelio et aux éditions Kero pour l’envoi rapide du livre et pour leur confiance. 

Je me suis donc plongée dans Pour un jour avec toi, et dans les pensées d’Allyson, au point d’en perdre la notion du temps. J’avais envie d’aller dans les différents quartiers de Paris, d’aller à Boston, d’aller dans tous les lieux cités … Une histoire toute simple qui arrive à nous émouvoir complètement. Comme toujours avec les romans de Gayle Forman, les personnages sont forts en émotion, on s’accroche à eux, Allyson m’a conquise, Dee m’a fait mourir de rire, Willem m’a séduite … J’attends avec une grande hâte de découvrir la version de Willem à la rentrée 2013 ! 

Un petit bijou d’émotions, on plonge avec délice dans cette histoire d’amour, mais pas que. Allyson aborde également les soucis de l’adolescence et de la fac avec des parents exigeants, la difficile orientation, se laisser contrôler, choisir son avenir … Les amitiés qui peuvent se détruire en grandissant … Plein de thèmes que l’on retrouve fréquemment dans les récits de young adult et loin d’être une redite, on accroche sans difficulté et on en redemande. 

Allyson obtient donc un voyage de fin d’études avant de commencer la fac en prémédecine. Elle part en voyage organisé en Europe avec son amie Melanie. Juste avant leur retour, alors qu’elles sont sur le point de voir Hamlet au théâtre, elles rencontrent un jeune homme qui leur propose de voir une version inédite d’une autre pièce de Shakespeare. Allyson tombe sous le charme de ce bel inconnu, un certain Willem. Par une suite d’ « accidents », ils se retrouvent et il propose de l’emmener à Paris. Commence alors une folle journée parisienne. 

On découvre alors une autre facette d’Allyson, qui jusqu’à maintenant semblait plutôt être une jeune fille sage, rangée, elle devient alors Loulou. Jeune femme séductrice, fonceuse, qui ne perd pas de temps en hésitation. Elle est fascinante et se rend compte que cette personnalité a toujours fait partie d’elle. On découvre également Willem, mais nous n’en savons pas plus qu’Allyson , c’est-à-dire pas grand-chose, si ce n’est : « Vingt ans. 1,90 mètre. 75 kilos la dernière fois que j’ai vérifié. (Il pointe le doigt vers une cicatrice qui court en zigzag sur son pied :) Ça. (Puis il plante ses yeux dans les miens pour me dire). Négatif. » 

Un fil rouge en plus de l’histoire d’amour est le théâtre de Shakespeare, vous retrouverez des titres qui vous parleront et vous aurez envie de les relire, d’analyser la vision de Dee sur certains personnages. 

Gayle Forman réussit donc à nouveau à merveille son pari. Nous sommes complètement à sa merci, à patienter avec impatience le tome de Willem. Un gros coup de cœur.

Quelques mots sur l'auteur

Gayle Forman vit à Brooklyn avec son mari et leurs deux filles. Si je reste, son premier roman publié en France est un phénomène d¹édition, avec une sortie mondiale dans plus de vingt pays et une adaptation cinématographique en cours par les producteurs de Twilight. (Photo et Texte : Editions Kero)

Struck : comment foudroyer sa réputation en un éclair, Chris Colfer


Présentation de l'éditeur
Carson Phillips est prêt à tout pour entrer dans la fac de ses rêves… et par la même occasion, laisser derrière lui une mère dépressive et une ville misérable. Même s’il lui faut, pour appuyer sa candidature, lancer seul un magasine littéraire. Malheureusement pour lui, les étudiants ne semblent guère capables d’écrire autre chose que des textos. Qu’à cela ne tienne, l’adolescent est aux aguets, et surtout il n’a plus rien à perdre. Après tout, qu’arriverait-il si le beau gosse du lycée apprenait que sa petite copine pom-pom girl couche avec le coach dans son dos ? Ou que la première de la classe n’hésite pas à envoyer des photos d’elle nue à n’importe qui sur Internet ? Pour parvenir à ses fins, Carson a une nouvelle stratégie toute trouvée : il se transforme en maître chanteur. Mais à force de jouer les corbeaux, ne risque-t-il pas de se brûler les ailes ?

Avis
Je voulais découvrir Struck depuis plusieurs mois déjà, j’avais découvert que Chris Colfer écrivait un livre et ça me rendait curieuse : quel type de livre pouvait-il écrire ? Pari risqué … Et Livraddict proposa un partenariat ! Merci à Livraddict et à Michel Laffont pour m’avoir choisie et permis de lire Struck. 

Pour commencer, j’ai beaucoup aimé l’humour dans le livre, le personnage est « too much », il va au bout de ses défauts, au point d’être caricatural, comme les personnages secondaires cela dit. Cela donne un humour assez incisif, beaucoup de sarcasme, d’ironie, un bon point pour le livre. On suit donc Carson Philips, un jeune marginal de son lycée, qui vit dans une ville paumée, qui a pour rêve de devenir Rédac chef. Il remplit donc son dossier pour être accepté dans la fac de ses rêves, et pour avoir des points plus positifs encore, il décide de créer un magazine littéraire … Mais il ne peut pas le faire seul … il doit donc convaincre certains camarades de lycée de le suivre dans cette aventure. Mais détesté de son lycée, il n’arrive pas à les persuader, d’autant que la plupart des jeunes nous sont décrits comme stupides. 

L’histoire est plutôt clichée, on sait ce qui va se passer, les personnages sont caricaturaux, on anticipe les pages suivantes … Et pourtant, on se laisse emmener dans le récit, on rit grâce à cet humour très second degré. Le côté désabusé de Carson est ce qui ressort le plus avec son esprit cynique, il ne peut s’empêcher de faire des remarques qui nous font sourire. 

Ce n’est donc pas le prochain prix de littérature, mais à quoi bon ? On passe un bon moment et c’est le principal. Le livre m’a surtout donné envie de voir le film en fait. Je pense que l’histoire doit être intéressante visuellement, surtout pour voir certaines situations cocasses. Une écriture scénarisée qui nous permet d’imaginer les scènes … A voir à l’occasion du coup !

Quelques mots sur l'auteur

Connu principalement pour son rôle phare de Kurt dans Glee, Chris Colfer s’est récemment lancé dans l’écriture ; il est rapidement devenu la nouvelle révélation littéraire de l’année. Son premier roman jeune adulte, Struck, a été adapté au cinéma en 2012, et son titre jeunesse, Le Pays des contes, numéro 1 des ventes aux États-Unis, sortira prochainement aux éditions Michel Lafon. (Présentation Michel Lafon)

jeudi 2 mai 2013

Plus jamais sans elle, Mikaël Ollivier


Présentation de l'éditeur
Le jour de ses dix-huit ans, Alan n'a qu'un souhait, rencontrer celle qu'il n'a jamais vue, dont il ne sait rien, pas même le nom : sa mère. Un voeu qui va faire basculer sa vie.

Car pour rejoindre Ellen, cette femme armée, rebelle et solitaire, mais surtout pour la sauver et rester à ses côtés, il va lui falloir devenir un autre.

Lui qui n'a jamais voyagé va parcourir l'Europe de Londres jusqu'à Sofia, en passant par Prague et le Grand Nord. Lui qui a toujours obéi va transgresser les lois et affronter police et truands. Lui que son père a toujours protégé va apprendre à n'avoir peur de rien... Sauf de perdre celle qu'il a eu tant de mal à retrouver.

Avis
Dans Plus jamais sans elle, Mikaël Ollivier nous entraîne dans un livre palpitant. Si tout commence plutôt sagement, un héros, très propre sur lui, qui vient d’avoir son bac et ne sait pas quoi faire de sa vie, cela change rapidement. En effet, Alan demande comme cadeau pour ses 18 ans, d’en savoir plus sur sa mère, cette femme qu’il n’a jamais connue et dont il n’a jamais rien demandé. Son père lui donne alors une adresse, à Londres. Et c’est parti direction l’Angleterre, sans savoir si elle habite toujours à cet endroit, si elle sera là … Notre héros part donc à l’aventure pour tomber sur une femme atypique. Un caractère étonnant, un métier sans nom, qu’on soupçonne plus ou moins assez vite, et surtout un rythme de vie très original. Et voici Alan rendu dans une vie totalement différente. Lui qui s’ennuyait presque dans la vie de tous les jours, lui qui était plutôt effacé découvre une nouvelle part de lui. Si cette aventure lui permet de découvrir sa mère, d’en apprendre davantage sur ce qu’elle est, elle lui offre également la possibilité de mieux cerner son père, presque de découvrir un homme différent.

J’ai aimé le personnage d’Alan, qui est réfléchi mais sans être trop adulte, on voit des réactions encore jeunes, il n’hésite pas à montrer qu’il a besoin d’aide, qu’il est un peu perdu à certains moments. Ellen, sa mère, est une femme particulière, étonnante, et au final assez attachante. Elle a choisi une vie originale et vu sa personnalité, on peut le comprendre. Le personnage qui m’a le plus marquée est cependant le père, que l’on trouve presque transparent au début pour mieux le découvrir et l’apprécier au fur et à mesure des pages. Une fois de plus, la mère est absente des romans de Mikaël Ollivier, enfin elle est celle qui part, cela nous permet de développer le lien mère / fils, souvent oublié dans les romans.

Le roman est écrit à deux voix, celle d’Ellen et celle d’Alan, ce qui nous permet de voir les évènements selon leurs connaissances, leurs secrets mais aussi leurs ressentis. Cela nous permet à la fois de gagner en tension, mais aussi de remarquer l’évolution dans leur relation. Un livre qui nous entraîne, qui nous fait le lire d’une traite.

Le style de Mikaël Ollivier est toujours addictif, on tourne les pages sans y penser, et on se retrouve à la dernière page surpris. Un bon roman à découvrir. 

dimanche 7 avril 2013

Nos étoiles contraires, John Green

Présentation de l'éditeur
Entre rire et larmes, le destin bouleversant de deux amoureux de la vie.

Hazel, 16 ans, est atteinte d'un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l'évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C'est là qu'elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d'Hazel, qui a peur de s'impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d'amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Avis
Je voulais lire Nos étoiles contraires depuis avant sa sortie … J’avais repéré l’annonce du livre, et je patientais … Patientais … Patientais … Je l’ai commandé pour mon boulot et à peine arrivé et catalogué, il était dans mon sac ! Ca tombait bien, le lendemain j’allais à une formation à l’autre bout de la région et j’avais donc pas mal de transport … Nos étoiles contraires dans mon sac, me voici en route pour la prépa ! 

J’ouvre avide et rouvre les yeux étonnés à mon premier arrêt … Complètement absorbée, je n’ai pas vu passer les 40 premières minutes de trajet. Emue, entre les larmes et les rires selon les moments, j’ai été totalement captivée par cette histoire. 

John Green réussit à traiter d’un thème pas facile : le cancer, en le rendant encore moins facile : des enfants, ados malades, et à ne pas écrire un livre mélodramatique ! On y trouve beaucoup d’humour, Hazel n’est pas politiquement correct quand elle parle du cancer et ça dédramatise beaucoup ! Quand elle dit à son ami que c’est de sa faute s’il lui arrive un évènement négatif, parce qu’il n’avait qu’à pas avoir un cancer, on n’aurait pas imaginé dire ça à un malade, ce n’est pas « politiquement correct », et c’est justement génial de lire ça. 

Hazel est touchante, attachante, drôle, j’ai beaucoup aimé l’accompagner pendant ces pages, et j’ai été triste de la quitter en fermant le livre. Elle a des passions fortes, de la volonté à revendre, elle est impressionnante. Augustus est beau, intelligent, drôle, il a tout pour lui, et pourtant on apprend à découvrir qu’il est encore « plus », il est encore moins politiquement correct qu’Hazel, ce qui nous donne un duo génial. 

Nos étoiles contraires n’est pas un livre qui nous déprime totalement à la fin, bien sûr on a des larmes, on a des passages tristes, mais on a aussi beaucoup d’humour, beaucoup d’émotions positives, on ressort du livre sans être anéanti, l’histoire nous reste, on y resonge pendant quelques temps … Un livre totalement bouleversant à découvrir sans plus attendre … Je l’avais emprunté, mais je vais me l’acheter car il doit absolument faire partie de ma bibliothèque … 

Un gros coup de cœur.

lundi 14 janvier 2013

Divergente T2, Veronica Roth


Présentation de l'éditeur
Abandonnant une ville à feu et à sang, Tris est en fuite ; Grâce à ses facultés de Divergente, alle a réussi à échapper au programme des Érudits qui a manipulé et lancé les soldats Audacieux à l’assaut des Altruistes. En trois jours, Tris a perdu sa faction, ses amis, ses aprents. Pourtant, elle n’a pas le droit de baisser les bras. Elle seule peut se dresser face aux Érudits. Avec son frère Caleb et son petit ami Tobias, elle doit trouver des alliés parmi les autres factions, les Fraternels et les Sincères. Mais ceux-ci se montrent méfiants. Or les combats ont repris, et le temps presse... 

Avis
Attention, ceci est le tome 2, des spoilers peuvent être contenus dans cet avis !

 J’ai commencé ma lecture du deuxième tome de Divergent en luttant un peu je dois avouer, non pas à cause du livre, mais parce que j’étais dans une période de non-lecture … Sauf que Tris m’a convaincue de poursuivre son aventure et de me plonger à nouveau dans son monde, de me laisser découvrir les nouvelles informations que l’on obtient, apprécier davantage Quatre, ne pas aimer certaines personnes … Bref de rejoindre à nouveau cet univers créé par Veronica Roth… Vraiment du talent cette jeune femme ! Surtout celui de nous laisser sur notre faim lors des dernières pages … Nous revoici lancer pour une nouvelle – longue – attente.

Enfin, parlons un petit peu de ce deuxième tome. Nous retrouvons donc Tris, qui n’a pas changé, attachante mais agaçante. On retrouve aussi Quatre. Toujours pareil à lui-même également … Mieux connaître les personnages principaux et secondaires m’a beaucoup plu, m’a permis de mieux apprécier certains, d’être déçue d’autres … On en apprend beaucoup plus sur les factions et plus particulièrement sur les sans-factions. J’ai beaucoup aimé plongé plus en avant dans ce monde, en découvrir davantage, avoir plus d’informations sur les différentes factions et leurs modes de vie, sur l’historique aussi … Le tome est plus chargé en actions aussi, beaucoup de bagarres, beaucoup d’adrénalines, beaucoup d’émotions ! Si le tome 1 m’avait conquise par la surprise, celui-ci m’a moins étonnée mais je suis toujours autant éprise de l’imaginaire de Veronica Roth.

« J'ai lu quelque part que le fait de pleurer défie toute explication scientifique. A priori, les larmes ne servent qu'à lubrifier les yeux. Il n'y a pas de raison biologique pour que les émotions commandent une surproduction de larmes.
Moi, je pense que nous pleurons pour exprimer la part animale qui est en nous sans renoncer à notre humanité. Parce que, en moi, il y a une bête qui gronde et qui grogne et qui se bat pour retrouver sa liberté, retrouver Tobias et, par-dessus tout, rester en vie. Et quoi que je fasse, je ne peux pas la tuer. Alors je pleure, le visage entre les mains. »

Je vais tenter de me procurer le tome 1.5 : une nouvelle racontant un évènement du tome 1 du point de vue de Quatre. Uniquement en anglais et uniquement en électronique … Mais cela ne m’arrêtera pas, il faut juste que je vois où la trouver !

Vivement le tome 3 … Le tome 2 confirme mon coup de cœur pour cette série, même si je maintiens que je ne suis pas contente que les éditeurs aient changé le titre en DivergentE et surtout qu’ils aient changé l’univers des couvertures … Mais on ne choisit pas !


jeudi 10 janvier 2013

Rebelles, Anna Godbersen


Présentation de l'éditeur
Des filles rebelles dans des robes sublimes font la fête jusqu'à l'aube. Des garçons irrésistibles aux sourires machiavéliques ont des intentions suspectes. Mensonges, secrets et scandales. Nous sommes à Manhattan... en 1899.

Avis
Séduite en premier lieu par la magnifique couverture de ce premier tome – et des tomes qui suivront – j’ai ensuite été conquise par l’histoire. Nous voici à New-York dans la fin des années 1890, nous suivons les aventures de la bonne société new-yorkaise et plus particulièrement des sœurs Holland. Elizabeth, qui est censée être un des personnages principaux, est enterrée dans le premier chapitre, nous commençons même par cela. Nous retournons ensuite dans le passé pour comprendre ce qu’il s’est passé pour cette jeune femme dont l’avenir semblait si prometteur. 

« Le matin du 4 Octobre 1899, Élizabeth Adora Holland, fille aînée de feu Mr. Edward Holland et de sa veuve, Louisa Gansevoort Holland, a quitté ce bas monde. Ses funérailles seront célébrées demain dimanche 8 octobre à dix heures du matin, en l’église épiscopale Grace, 800 Broadway, Manhattan » Rubrique nécrologique de The New-York News of the world gazette, Samedi 7 Octobre 1899 

Les personnages inventés par Anna Godbersen sont vraiment intéressants, complexes, recherchés. J’ai adoré Diana Holland qui est pleine de vie, surprenante, en avance sur son temps. Autre grand intérêt de la narration, les avancées faites grâce aux extraits d’articles de journaux, cela donne une touche réelle à ce récit et nous plonge complètement dans la société de cette fin XIXe siècle. L’alternance de point de vue à chaque chapitre permet d’éviter de se lasser tout en suivant plusieurs histoires, même si je dois avouer que lorsqu’il s’agissait de Lina, cela m’agaçait assez vite ! Si les histoires sont loin d’être compliquées ou originales, on se laisse charmées avec plaisir. De nombreux clichés sont bien entendu présents, comme souvent dans les romans « fifilles » mais ça ne gêne pas tellement la lecture puisque généralement compensés par des évènements ou des personnages (souvent Diana à vrai dire). Les personnes masculins cependant sont peu développés et on ne les connaît que superficiellement. J’ai aimé l’évolution d’Henri, si au début il avait tendance à m’agacer, au fur et à mesure je l’ai apprécié davantage. En bref, j’ai aimé le style d’Anna Godbersen qui m’a complètement emmenée dans son univers, j’ai dévoré ce premier tome – tout comme les suivants.


mercredi 9 janvier 2013

Hate List, Jennifer Brown


Présentation de l'éditeur
"C'est moi qui ai eu l'idée de la liste. Je n'ai jamais voulu que quelqu'un meure. Est-ce qu'un jour on me pardonneras ?"

C'est ce que pense Valérie, effondrée après un drame inexplicable survenu au lycée. Son petit ami, Nick, a ouvert le feu dans la cafétéria, visant un à un tous les élèves de la liste. Cette fameuse liste qu'ils ont écrite pour s'amuser et où figurent ceux qui étaient odieux, lâches, méprisants dans l'établissement. Maintenant, ils sont blessés ou morts. Et Nick s'est suicidé, emportant son secret pour toujours. Mais Valérie elle, est toujours là, enfermée dans une bulle de questions sans réponses? Jusqu'au matin, où elle se lève et quitte sa chambre pour retourner au lycée...

Avis
J’ai lu Hate list il y a déjà un bon moment, mais je n’avais pas encore pris le temps d’en parler. Nous suivons les pensées et la vie de Valérie, après la fusillade au lycée commise par son copain, Nick. Lui s’est suicidé … Elle est toujours là, montrée du doigt, suspectée alors qu’au final, ce n’est pas elle qui a tiré. Mais d’une certaine façon, elle est responsable, du moins le pense-t-elle comme ses camarades. Un récit sur la culpabilité et l’adolescence… 

Valérie et Nick ne sont pas très populaires, ils subissent moqueries de certains camardes et un jour Valérie craque et débute la liste de la haine (Hate list et oui). 

« C'est là que j'ai eu l'idée d'écrire leur nom dans un carnet, un carnet qui aurait fait office de poupée vaudou de papier, pour me soulager. Le fait de noter leur nom dans ce carnet serait la preuve que c'étaient des super-nuls et que, moi, j’étais une victime. » 

Au fur et à mesure, la liste devient de plus en plus importante, les motifs de plus en plus futiles … Tout le monde a détesté, en a voulu à quelqu’un un jour, et l’a exprimé à sa façon. Eux, c’est grâce à cette liste, du moins c’est ce que pense la jeune fille. Un jour, Nick va au lycée avec des armes et vise et tue les personnes sur cette liste. 

« Je crois qu'à un moment on a pensé publier cette liste, histoire de montrer à tout le monde à quel point certains étaient vaches. Rirait bien qui rirait le dernier, surtout ces cheerleaders qui m'appelaient Soeur Funèbre et ces crétins d'athlètes qui bousculaient Nick dans les couloirs dès que personne ne les surveillait. Ces "adolescents modèles" dont nul ne voulait croire qu'ils étaient largement aussi malveillants que les adolescents dit "mauvais". Plusieurs fois, on avait même évoqué l'idée que le monde serait plus facile à vivre si chacun avait sa liste, autrement dit si chacun était considéré comme responsable de ses gestes. » 

Nous suivons cette histoire petit à petit, alternant entre le passé, le présent. Nous découvrons grâce à la thérapie de Valérie, elle tente d’accepter ce qui s’est passé, ce qui est loin d’être facile. 

On voit aussi une autre face des massacres dont on entend parler régulièrement, qui ne peut pas citer Columbine, on voit l’après dont on parle peu, ceux qui restent, ceux qui étaient amis avec le tueur. Le monde est loin d’être noir ou blanc, tous ont une part de culpabilité, les personnes qui harcelaient et qui les prenaient pour bouc émissaire, Nick … Chacun a sa part de responsabilité, plus ou moins grande évidemment. 

Valérie doit donc accepter d’être l’auteure de la liste de la haine, d’avoir cette responsabilité, mais elle doit supporter les regards des autres, qui oublient qu’au final elle a pris part au massacre pour sauver une fille qu’elle n’aimait pas, qu’elle a pris une balle dans la jambe pour elle, qu’elle a perdu celui qu’elle aimait. 

Hate list est un roman vraiment émouvant, dans le sens où on ressent de nombreuses émotions en le lisant. On est touchés par Valérie, énervés, choqués par le massacre, en colère en lisant les brimades, dépités en voyant à quel point c’est difficile pour la jeune ado de retourner dans son lycée … On le lit d’une traite et on en sort en gardant cette histoire pendant quelques temps dans un coin de la tête. Jennifer Brown a parfaitement réussi son pari, elle nous a emmené où elle le voulait, on sent qu’elle a fait des recherches sur le sujet, qu’elle connaît bien la thématique et c’en est que plus réussi.


samedi 5 janvier 2013

Ecoute-la, Sarah Dessen


Présentation de l'éditeur
Annabelle a tout pour être la star du lycée. Première de la classe, aimée par ses parents et... mannequin, la jeune fille se sent pourtant désespérément seule. Abandonnée par Sophie, sa meilleure amie, elle doit aussi affronter le mal-être de sa grande sœur. Et surtout, Annabelle n'a plus personne à qui se confier. Jusqu'au jour où elle rencontre Phil, un fou de musique qui a décidé de toujours dire la vérité en face, qu'importent les conséquences... Annabelle, qui préfère inventer des histoires pour éviter tout conflit, sera-t-elle capable d'accepter l'amitié de ce garçon si différent des autres ? Lui seul semble capable de déchiffrer son cœur comme une partition de musique.

Avis
Je crois que c’est le premier livre de Sarah Dessen que je critique sur le blog, mais ça va être en rafale pendant les prochains jours, comme je les ai tous lus et qu’ils font parti du challenge Livraddict 2013, j’en profite ! [EDIT : ah ben non … J’avais déjà critiquer Te revoir un jour en fait !] 

Commençons donc avec Ecoute-là, non pas que ce soit mon préféré, mais c’était le premier dans la liste. 

Nous nous trouvons plongés dans une histoire assez banale, une adolescente qui a tout pour elle et qui au final n’est pas heureuse … Somme toute assez peu original. Pourtant, on s’attache vite à Annabelle, on comprend les soucis qu’elle rencontre et on veut qu’elle soit heureuse, que sa vie s’améliore. 

L’histoire d’amour est aussi facile, mais elle est juste, émouvante, presque à donner des papillons dans le ventre pour reprendre les clichés ! Mais cette fraicheur, presque de la candeur fait le charme de l’écriture de Sarah Dessen. Des livres pas prises de tête, qui nous emmène au pays des licornes, et ça fait du bien ! Les personnages qu’elle créée sont réussis, on pourrait les croiser sans souci dans la vie de tous les jours, elle arrive à rendre les relations tangibles, à nous faire croire à cette histoire. 

Si Ecoute-là n’est pas mon préféré, il n’a pas été une déception non plus … Et je continue de lire tous les romans de Sarah Dessen.


Confusion, Cat Clarke

Présentation de l'éditeur
Grace, 17 ans, se réveille enfermée dans une pièce blanche, avec une table, des stylos et des feuilles vierges. Pourquoi est-elle là ? Elle n’en n’a aucun souvenir. Et quel est ce bel inconnu qui la traite avec tant d’égards ? Coucher sur le papier les méandres de son passé lui donnera-t-il la clef de cette cage dorée ?

Avis
Confusion est un livre en un seul tome : voilà quelque chose d’essentiel à noter alors qu’en ce moment tout se décline en trilogie (voire davantage). Nous suivons donc Grace, qui alors qu’elle allait se suicider est kidnappée par un ravisseur étonnamment très gentil. Elle doit écrire son histoire et c’est ainsi que nous apprenons ce qui lui est arrivé. 

Si au début, Grace est presque fatigante, elle devient rapidement attachante, émouvante. On la voit évoluer, tomber amoureuse, devenir un peu moins adolescente capricieuse. On découvre ses proches, les gens qui sont censés être proches d’elle … Petit à petit, Grace en apprend aussi sur elle au cours de cette écriture. 

Ce roman m’a beaucoup plu, et même si j’avais deviné la fin, cela ne m’a pas gênée du tout… Par contre, la fin m’a laissée sur ma faim : j’aurai voulu quelques jours supplémentaires, pour en savoir plus sur l’après … Mais c’est ce qui doit faire le charme malgré tout … Mais ça m’a fait un effet de coupure abrupte lorsque j’ai vu la page des remerciements alors que j’en voulais encore … C’est malgré tout plutôt bon signe d’en demander davantage et c’est vrai que j’ai beaucoup aimé cette histoire. Un premier roman prometteur … Si l’écriture est simple et peu recherchée, elle fait mouche et nous amène à tourner les pages rapidement. 

Une bonne histoire originale à découvrir …


lundi 10 décembre 2012

Glow 1, Amy Kathleen Ryan


Présentation de l'éditeur
Alors qu'elle vient de fêter son 15ème anniversaire, Waverly n'a connu qu'un seul foyer, l'Empyrée, une navette spatiale à destination de la Nouvelle Terre.
Sa mission : mettre au monde les enfants qui peupleront la planète. Tous la destinent à Kieran, son ami d'enfance et le futur capitaine du vaisseau. Pourtant Waverly aspire à une autre vie et les silences de son ami Seth l'attirent davantage que les exploits de Kieran.
Lorsque le navire jumeau de l'expédition attaque l'Empyrée pour enlever toutes les jeunes filles, plus le temps de s'interroger. Waverly et ses amies doivent survivre dans un milieu hostile aux pratiques très différentes des leurs.

Avis
Glow fait parti des livres dont on parle beaucoup sur la blogosphère en ce moment, il est partout, il est apprécié, il est recommandé … Et maintenant que je l’ai lu, je vais en parler, je l’ai apprécié et je le recommande ! 

C’est un vrai coup de cœur pour ce livre, même si je trouve la pub « Une nouvelle série pour les fans de Hunger Games ! » un peu mensongère … Ce n’est pas vraiment le même genre, si ce n’est que l’on reste dans la dystopie. 

Nous sommes dans l’espace au sein d’une navette spéciale qui a pour destination la nouvelle Terre. Deux vaisseaux existent dans cet espace et lorsque le vaisseau jumeau s’arrête à proximité de l’Empyrée, alors qu’il est censé avoir un an d’avance, les choses sérieuses commencent … 

Le deuxième vaisseau : Nouvel Horizon, est là pour kidnapper tous les jeunes filles de l’Empyrée. 

Le livre est découpé en plusieurs parties et on alterne les points de vue entre Waverly, une des jeunes filles enlevées et Kieran, jeune homme resté sur l’Empyrée. Cela nous permet d’appréhender les deux situations simultanément et de suivre leurs différentes aventures. D’autant que les deux personnages sont très différents, à se demander s’ils sont vraiment faits pour être ensemble ! Cependant, c’est surtout leur évolution au cours du livre qui montre leur véritable personnalité et qui nous permet de nous sentir plus ou moins proche d’eux. 

J’ai été complètement happée par cet univers, j’ai tout de même réussi à ralentir mon rythme sur la fin pour en profiter davantage … Mais je n’osais pas imaginer de quoi serait fait la suite, je préférai me faire complètement surprendre par l’auteure, ce qu’elle a réussi à faire quelques fois. 

Si l’on retrouve quelques éléments du Young adult habituel comme les fameux triangles amoureux, celui-ci est différent dans le sens où d’habitude, on ne peut s’empêcher de préférer l’un des garçons … Là, non. Je dois avouer que je suis bien en peine de choisir entre l’un et l’autre, je trouve que chacun a d’énormes défauts et donc impossible de choisir, Waverly devra choisir ! 

L’histoire est très bien ficelée et on pourrait le lire d’une traite, les personnages nous accrochent, il y a de l’action, du suspense, de l’amour, un monde à part, des méchants … Que demander de plus ? Si ce n’est la suite !

jeudi 6 décembre 2012

The Last little blue envelope, Maureen Johnson


Résumé
Ginny Blackstone thought that the biggest adventure of her life was behind her. She spent last summer traveling around Europe, following the tasks her aunt Peg laid out in a series of letters before she died. When someone stole Ginny's backpack - and the last little blue envelope inside - she resigned herself to never knowing how it was supposed to end.

Months later, a mysterious boy contacts Ginny from London, saying he's found her bag. Finally, Ginny can finish what she started. But instead of ending her journey, the last letter starts a new adventure - one filled with old friends, new loves, and once-in-a-lifetime experiences. Ginny finds she must hold on to her wits . . . and her heart. This time, there are no instructions.

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Ginny Blackstone pensait que la plus grande aventure de sa vie était derrière elle. Elle avait passé le dernier été à voyager à travers l'Europe, suivant les challenges laissés par sa tante Peg dans une série de lettres avant sa mort. Lorsque quelqu'un vola le sac à dos de Ginny - et la dernière petite enveloppe bleue à l'intérieur - elle s'était résignée à ne jamais savoir comment cela été supposé finir.

Quelques mois plus tard, un mystérieux garçon contacte Ginny depuis Londres, et lui dit qu'il a trouvé son sac. Finalement, Ginny peut finir ce qu'elle a commencé. Mais au lieu de finir son voyage, la dernière enveloppe entraine une nouvelle aventure - avec de vieux amis, de nouveaux amours et d'expériences qui n'arrivent qu'une fois dans sa vie. Ginny découvre qu'elle doit s'accrocher à son esprit ... et à son coeur. Cette fois ci, il n'y a pas de règles.

Avis
Attention, il s’agit du deuxième tome de Treize petites enveloppes bleues, cet avis contient donc des spoilers.

Nous revoici donc avec Ginny, après son retour en Amérique. Décembre est là quand elle reçoit un mail d’un inconnu lui disant qu’il a trouvé son sac volé en Grèce et qu’il est donc en possession de la fameuse treizième enveloppe jamais ouverte (et des autres évidemment). Ni une ni deux, Ginny revient donc à Londres, et cette fois-ci, il n’y a plus les fameuses règles édictée par tante Peg.

On en apprend davantage sur la vie étudiante de Ginny et sur sa relation avec Keith. Keith qui m’a d’ailleurs déçue tout au long du tome, qui m’a même agacée je dois dire, tout comme le nouveau personnage masculin : Oliver, même si dès la moitié du livre, je l’appréciai davantage, ayant mieux compris sa personnalité… J’ai par contre beaucoup aimé Ellie. Et Richard, le fameux oncle de Ginny m’avait déjà plu dans le premier tome et je dois dire que cela se confirme !

Sinon, l’histoire est moins entraînante que dans le premier tome, j’ai été moins surprise, moins emballée. J’ai trouvé Ginny plus adulte, plus sympa mais je pense que ce sont les règles qui m’ont manquée, j’avais trouvé ça tellement bien, que c’est presque dommage qu’elles ne soient plus appliquées. Et je me répète mais Keith m’a vraiment gonflée …

J'ai laissé le résumé en anglais pour montrer que le niveau est abordable pour ceux et celles qui souhaiteraient découvrir cette nouvelle aventure ! 

Ce n’est donc pas un coup de cœur comme avait pu l’être le premier, mais c’est une lecture plutôt agréable !

dimanche 2 décembre 2012

Parle-moi, Sarah Mlynowski


Présentation de l'éditeur
Devorah Banks a dix-sept ans et tout va mal : le beau Brian vient de la quitter… Pour couronner le tout, elle fait tomber son portable dans une fontaine ! Ce qui, bizarrement, n’empêche pas le téléphone de sonner… et c’est le choc lorsque Devorah entend une voix bien familière au bout du fil : la sienne ! Une version d’elle-même plus jeune de quatre ans, qui n’a pas encore connu ses déboires et aurait bien besoin de ses conseils.
Devorah se retrouve soudain devant une chance inespérée : tout recommencer… autrement !

Avis
Parle-moi est une histoire plutôt sympa, en effet, tout le monde a voulu changer quelque chose de son passé … Pouvoir téléphoner à son « moi » plus jeune semble tellement attrayant … Et pourtant, si l’histoire de base est sympa, j’ai trouvé que ça tournait un peu en rond. Autant Devy jeune m’a parue très sympa, mignonne, attachante, drôle, autant Devy du futur, dite Ivy, m’a semblée autoritaire, jamais satisfaite, avec un désir de revanche à satisfaire assez important … Du coup, elle m’exaspérait un peu et je plaignais la pauvre « Bleue ». Je me disais que je n’aurai jamais pu répondre à autant d’exigence et que je l’aurai envoyé bouler avant ! 

Pourtant, j’ai trouvé que l’histoire était sympa globalement, on passe un bon moment et il se lit très vite, en quelques heures, il est fini. J’aurai aimé en savoir plus sur « l’avant » coup de téléphone, savoir plus sur la vie d’Ivy, en savoir plus sur la vie de Bleue … Bref, j’en aurai voulu plus, davantage de détails… 

Ne crachons pas dessus cependant, le style est pas mal, on passe un bon moment en le lisant mais pas sure de le garder très longtemps en mémoire !

mercredi 7 novembre 2012

Nox, Yves Grevet


Présentation de l'éditeur
Dans une ville basse enveloppée d’un brouillard opaque – la nox –, les hommes sont contraints de pédaler ou de marcher sans cesse pour produire leur lumière. Comme l’espérance de vie y est courte, la loi impose aux adolescents de se marier et d’avoir un enfant dès l’âge de dix-sept ans. Lucen a peur de perdre celle qu’il aime, la rebelle Firmie, qui refuse de se plier à la règle. Il sent aussi ses meilleurs amis s’éloigner de lui. L’un d’eux, Gerges, s’apprête à rejoindre la milice qui terrorise les habitants, un autre, Maurce, un groupe hors-la-loi. C’est l’heure pour Lucen de faire des choix qui détermineront toute son existence. Au même moment, dans des territoires épargnés par la nox, la jeune Ludmilla ne se résigne pas au départ forcé de Martha, la gouvernante qui l’a élevée, injustement renvoyée par son père. Elle décide de tout tenter pour la retrouver.

Résumé
J’attendais la nouvelle trilogie d’Yves Grevet avec impatience, il m’avait déjà complètement conquise avec Méto précédemment et lorsque j’ai découvert Nox, j’étais impatiente … Le premier tome sorti, je me suis dépêchée de l’obtenir pour le lire ! 

Verdict … Je l’ai lu en très peu de temps, je l’ai dévoré, j’ai été captivée … Nous sommes dans un monde futuriste où les riches ont le droit au soleil tandis que les pauvres sont condamnés à voir dans « la nox », une pollution tellement forte qu’elle cache le soleil et condamne ces personnes à vivre dans le noir. Ils doivent produire leur électricité en marchant, en pédalant, rendant leurs mollets très complexant. On retrouve l’écriture d’Yves Grevet, tout est fluide, réfléchi, rien n’est laissé au hasard et on découvre des réponses au fur et à mesure … J’ai adoré l’histoire des prénoms qui m’a fait sourire et poussé un « ah bah oui ! » … Les personnages sont entiers, attachants, détestables, inquiétants, énervants … Un grand panel, rien n’est vraiment noir ou blanc, on voit les personnages alterner entre le « bien » et le « mal », hésiter, ne pas savoir s’ils font vraiment ce qu’il faut. Un monde passionnant, terrifiant. On a envie de découvrir vite la suite, d’en apprendre plus sur eux, Lucen est un garçon passionnant, j’ai un peu moins accrochée avec Ludmilla mais bon … 

La narration est construite autour d’une alternance de point de vue : l’histoire nous est racontée par Lucen – que je considère comme le héros de l’histoire, il est au centre de tout, Ludmilla – habitante de la ville haute, et Gerges – meilleur ami de Lucen qui doit faire face à des choix et qui s’engage dans la milice qui terrorise les habitants. Cette alternance permet de mieux connaître ce monde, de voir tous les aspects d’une même situation, on revient sur la même scène vue par plusieurs personnages, ce qui permet d’expliquer des réactions … Un joli jeu d’écriture. 

Un coup de cœur !


mardi 30 octobre 2012

Insaisissable 1, Tahereh Mafi


Présentation de l'éditeur
“Ne me touche pas” je lui murmure. Je mens mais ne lui dis pas. J’aimerai qu’il me touche mais ne lui dirais jamais. Des choses arrivent quand on me touche. Des choses étranges. De mauvaises choses. Des choses mortelles.
Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse pour un accident. Un crime. 264 jours sans parler ni toucher personne. Jusqu’au moment où un gardien vient partager sa cellule. Derrière sa nouvelle apparence, elle le reconnaît : c’est Adam, celui qu’elle aime en secret depuis toujours.

Avis
On parle beaucoup d’Insaisissable en ce moment, beaucoup de coups de cœur, beaucoup de déceptions sur la blogosphère.
La couverture est magnifique, elle attire l’œil immédiatement, le toucher est d’ailleurs particulier, intéressant, un beau travail d’édition à mon sens.
L’histoire est pas mal, une jeune fille qui ne peut toucher personne, qui a une « malédiction » ou un « don » selon la vision des choses … Les personnages sont assez attachants, Juliette principalement. L’histoire d’amour est un peu facile par contre, j’ai trouvé ça presque un peu niais.
J’ai passé un bon moment avec ce livre, mais j’en attendais beaucoup plus, je voulais être séduite, enchantée, bouleversée, comme tous les commentaires très élogieux que j’avais pu lire. J’ai « juste » passé un bon moment avec cette histoire, je lirai la suite, mais je ne suis pas impatiente, je n’ai pas été happée par l’histoire et du coup je n’ai pas été déçue de voir la dernière page arriver et l’histoire se couper dans un suspense qui me laisse sereine.
Bref un bon moment … J’ai vu que les droits avaient été rachetés et par contre, j’ai hâte de voir ce que cela donnera en film, je pense que cela sera très visuel … Dans le livre, on imagine pas mal de situations, et je me demande comment ils vont rendre certains passages … J’aurai également aimé en savoir plus sur ce monde, mais je me doute bien qu’on en apprendra davantage lors du deuxième tome.
Affaire à suivre donc. 

mercredi 26 septembre 2012

L'Echange, Brenna Yovanoff





Titre : L'Echange
Auteur : Brenna Yovanoff
Editeur : Michel Lafon
Date de parution : Septembre 2012
Prix : 15.95 €

Présentation de l'éditeur
Mackie Doyle n est pas un humain, même si tous les habitants de la petite ville de Gentry le considèrent comme un des leurs. Voilà seize ans, il a été échangé contre un bébé humain. C est le prix à payer pour la paix avec le monde d'où il vient : un univers terrifiant où d'obscurs tunnels suintent des eaux pestilentielles, peuplé de morts-vivants et dirigé par une étrange princesse tatouée.

Depuis, Mackie se bat pour survivre, malgré ses allergies mortelles au fer, au sang et aux lieux sacrés. Quand la plus jeune soeur de Tate, la fille qu'il aime, disparaît, il décide de tout faire pour la retrouver, même s'il doit affronter pour cela les plus sinistres créatures. Dans cette descente aux enfers, trouvera-t-il enfin sa véritable place ?

Méfiez-vous, tout le monde est échangeable

Avis

Avant sa sortie, je l’avais déjà repéré … N’étant pas là le soir du partenariat avec Livraddict, je n’avais pas pu demander à y participer et j’étais un peu déçue de ne pas pouvoir le lire, heureusement (ou pas) j’ai depuis pu le lire …

Ce fut donc une déception … Au point de survoler les pages pour connaître la fin, je n’ai jamais réussi à rentrer dans l’histoire ni à m’attacher à qui que ce soit. Si l’univers est un peu sombre, comme ce à quoi je m’attendais, on reste beaucoup trop sans explication de ce fameux monde … Trop dans le flou pour réellement comprendre ce qu’il s’y passe et donc accrocher à l’histoire. Par contre, je trouve que la 4e de couv' en dit quand même pas mal sur l'histoire ... C'est un peu déconcertant je dois dire.

Allons dans les points positifs de cette histoire : elle est totalement originale. C’est la première fois que je lis un livre traitant d’un monde pareil, et il faut reconnaître que ça fait du bien d’avoir une nouveauté totale. On ne sait pas vraiment à quoi s’attendre, on découvre un peu, mais comme je l’ai dit plus tôt, on en n’apprend pas assez cependant !
Autre point positif, j’ai trouvé certains personnages assez bien décrits, j’ai bien aimé Roswell et Emma même si je n’ai pas réussi à m’attacher à eux. Leur histoire avec Mackie – le héros, est assez bien expliquée, assez bien décrite. On comprend parfaitement leurs liens et leur attachement.

Si j’ai déjà abordé une partie des points négatifs, je voudrais également ajouter le côté un peu répétitif, Mackie se répète assez souvent, il a tendance à tourner en rond dans ses réflexions. Peut-être que ça l’aide à réfléchir, mais j’ai trouvé ça parfois un peu long.

Bref, j’ai été déçue par ce roman, peut-être que j’en attendais trop ?
 

lundi 24 septembre 2012

Never Sky, Veronica Rossi

Titre : Never Sky
Auteur : Veronica Rossi
Editeur : Nathan
Date de parution : Septembre 2012
Prix : 16.50 €

Présentation de l'éditeur
Les mondes les ont tenus séparés.
Le destin les a réunis.
Aria a vécu toute sa vie dans le dôme de protection de la Contemplation. Son monde entier a été confiné à ces lieux, elle n'a jamais pensé à rêver de ce qui se trouve au-delà de ces portes. Alors, quand sa mère disparait, Aria sait que ses chances de survivre dans ce désert à l'extérieur assez longtemps pour la retrouver sont minces. Aria rencontre ensuite un étranger nommé Perry qui est aussi à la recherche de quelqu'un. C'est aussi un sauvage mais il pourrait être son meilleur espoir de rester en vie. S'ils peuvent survivre, ils sont le meilleur espoir de l'un l'autre pour trouver des réponses.

Avis
Entendant de nombreux avis positifs voire élogieux sur Never Sky, je me suis décidée à le lire assez vite. Pendant les vingt premières pages, je me suis vraiment demandée où je m’embarquais, me préparant à une déception … Au final, il fallait au moins ça pour mettre en place le monde où l’on se trouve, présenter les personnages, les caractéristiques principales de l’époque et des dangers qui ont lieu à cet endroit. 

J’ai finalement dépassé ces quelques pages sans m’en rendre compte pour plonger avec plaisir dans cet univers. Je me suis attachée aux personnages, j’ai trouvé qu’Aria était une jeune fille assez intéressante, c’est une jeune fille plutôt forte, elle est capable de se relever pour affronter les épreuves. Je ne l’ai pas trouvée trop « chouineuse » et c’était assez positif, surtout quand on voit le nombre de personnages féminins râleurs qui existent. J’aurai aimé en apprendre davantage sur certains personnages secondaires mais je suppose qu’on apprendra à les connaître dans les tomes suivants. J’ai hâte de rencontrer Liv qui semble être une femme tout à fait formidable ! Veronica Rossi a réussi à me donner envie de rencontrer des gens dont elle ne fait que parler, sans jamais nous les présenter réellement, et j’ai trouvé que c’était un gros point positif.

Point négatif : j’aurai aimé comprendre davantage ce monde, on n’a que peu d’informations sur le pourquoi du comment de cette évolution. On ne sait pas ce qui a amené l’éther à se renforcer ainsi, comment ils ont fini dans des capsules etc. Si quelques bribes d’informations nous sont données ici et là, on en sait au final très peu sur notre environnement. Cela dit, comme pour les personnages, je suppose que l’on en découvrira davantage lors des tomes suivants. 

J’ai donc été conquise par ce roman et attends avec impatience l’automne 2013 pour suivre la suite des aventures d’Aria et Perry.
 

vendredi 21 septembre 2012

Velvet, Mary Hooper


Titre : Velvet
Auteur : Mary Hooper
Edition : Les Grandes personnes
Date de parution : Août 2012
Prix : 17,50 €

Présentation de l'éditeur
Orpheline dans le Londres des années 1900, Velvet survit tant bien que mal en travaillant dans l’enfer d’une blanchisserie. Lorsque l’occasion lui est donnée de s’occuper du linge de clients fortunés, la jeune fille saisit sa chance et attire l’attention de l’intrigante Madame Savoya, l’un des médiums les plus courus de la capitale. Emménageant à la Villa Darkling aux côtés de Madame et de George, son séduisant assistant, Velvet ne va pas tarder à découvrir les usages et secrets de cet univers fascinant qu’est celui du spiritisme. Elle est pourtant loin de se douter que le danger qui la guette ne vient pas du royaume des morts… Un roman envoûtant qui nous plonge dans les coulisses des salons des plus grands médiums du début du XXe siècle. Lumières tamisées et ambiance feutrée : quand les esprits parlent, les vivants doivent les écouter.

Avis

J’avais un petit peur de lire Velvet, même si on m’avait assurée qu’il était pas mal, car j’ai commencé Mary Hooper avec son meilleur roman – je trouve – Waterloo Necropolis. Les autres lus s’étaient avérés décevants il faut l’avouer … Pour Velvet, même s’il n’atteint toujours pas le niveau de Waterloo Necropolis, j’ai trouvé qu’il était vraiment pas mal.

On se retrouve donc dans l’univers des blanchisseuses puis des charlatans des médiums. Nous sommes dans le Londres du début du XXe siècle, on découvre la vie quotidienne des « petites gens », tout en apercevant la vie des grands du monde. On croise des personnes renommées comme Sir Arthur Conan Doyle. A un instant, on fait également un clin d’œil à Houdini, bref ça nous fait souvent sourire de voir ces personnes connues apparaître ou juste être citées.

J’ai trouvé que l’intrigue était bien menée, même si on devine assez vite les rebondissements qui auront lieu un peu plus tard dans le livre, ce n’est pas gênant malgré tout. Le livre est très fluide, on le lit facilement d’une traite. Les personnages sont attachants et même si parfois Velvet m’a agacée, je l’ai dans l’ensemble trouvée plutôt mignonne. Malgré tout, j’aurai aimé en savoir plus sur certains comme Lizzie ou Charlie. Je trouve qu’on les effleure juste sans vraiment apprendre à les connaître, même Velvet nous reste un peu superficielle.

On retrouve également ce que j’apprécie chez Mary Hooper, elle est capable de nous faire voyager dans le temps, on est plongé totalement dans le début des années 1900 à Londres, on imagine parfaitement les lieux, les rues, les innovations qui apparaissent petit à petit. Le téléphone par exemple est décrit et elle nous montre bien que c’est une nouveauté presque perturbante.

La narration est principalement du point de vue de Velvet, mais des chapitres nous montrent les entretiens privés de la médium avec ses clients. Ces chapitres sont importants car ils nous permettent de nous faire un avis sur Madame, et d’en savoir plus que Velvet sur certains points, puisqu’elle-même n’est jamais présente à ces moments-là.

Bref, un bon roman de Mary Hooper à découvrir, une belle nouveauté des éditions des Grandes Personnes, comme d’habitude je dirai.         



jeudi 13 septembre 2012

Reste avec moi, Jessica Warman


Titre : Reste avec moi
Auteur : Jessica Warman
Editeur : Fleuve noir
Collection : Territoires
Date de parution : Avril 2012
Prix : 17.50 €

Présentation de l'éditeur
Quand la perfection et la beauté cachent une terrible vérité.

Elizabeth menait une vie de rêve. Presque parfaite...
Le jour de ses 18 ans, elle meurt brutalement.
Meurtre ou accident, qui pourra le découvrir ?
Une seule personne : Elizabeth elle-même...


Avis
Ce qui m'a tout d'abord attiré dans ce roman, il faut l'avouer c'est la couverture. Je la trouve vraiment attractive, il y a un petit quelque chose qui nous intrigue ...


Reste avec moi est un roman qui a un bon point de départ. Une jeune fille se réveille et trouve son cadavre flottant dans la mer. Elle ne se souvient pas d’être morte, et a perdu beaucoup d’autres souvenirs. Elle tombe nez-à-nez avec un autre fantôme, Alex, jeune adolescent mort l’année précédente. Ils cherchent à comprendre ce qui leur est arrivé la nuit où tout a basculé pour chacun d’entre eux.

L’histoire, donc, est plutôt bonne, malheureusement l’ancienne Liz, la « Liz vivante » est agaçante, fatigante, désespérante, beaucoup de clichés la composent. Et on en arrive presque à se demander comment on en arrive à une Liz morte aussi mignonne (ou presque). Au fur et à mesure, on comprend mieux son histoire, celle d’Alex nous reste un peu obscur même si on en connaît les grandes lignes et qu’on devine assez vite l’histoire de sa mort.

Si ce n’est donc pas un coup de cœur, car j’ai trouvé que c’était parfois un peu long, qu’il y avait de temps en temps un peu trop de redites, j’ai malgré tout passé un bon moment en lisant cette histoire. J’ai été touchée par certains personnages et par leur désarroi, j’ai détesté certains personnages d’office, les trouvant vraiment faux.

On retrouve l’ambiance lycée américain bien connue, même si un peu changée avec la mort de la star de l’école. Bref, un roman à lire pourquoi pas, mais sans en attendre de coup de cœur.