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jeudi 28 mars 2013

Yellow Birds, Kevin Powers


Présentation de l'éditeur
Bartle, 21 ans, est soldat en Irak, à Al Tafar. Depuis l’entraînement, lui et Murph, 18 ans, sont inséparables. Bartle a fait la promesse de le ramener vivant au pays. Une promesse qu’il ne pourra pas tenir… Murphy mourra sous ses yeux et hantera ses rêves de soldat et, plus tard, de vétéran. 
Yellow birds nous plonge au coeur des batailles où se déroule la vie du régiment conduit par le sergent Sterling. On découvre alors les dangers auxquels les soldats sont exposés quotidiennement. Et le retour impossible à la vie civile. 
Kevin Powers livre un roman fascinant sur l’absurdité de la guerre, avec une force aussi réaliste que poétique.

« Kevin Powers a écrit le À l’ouest rien de nouveau des guerres américaines en terre arabe. » 
Tom Wolfe

« Un premier roman puissant et émouvant. » 
New York Times

« Essentiel. À lire absolument. » 
The Guardian

« Littéraire, sobre et envoûtant. » 
Time Magazine

« Dévastateur. » 
Damian Lewis, Homeland

Avis
Yellow Birds nous transporte en Irak pendant la guerre, avec la vision d’un jeune qui s’est engagé car il n’avait plus à décider de sa vie ainsi. Nous alternons les moments entre temps en Irak et retour aux Etats-Unis, nous savons donc dès le début qu’il va s’en sortir et qu’il va mal le vivre. 

On voit la guerre qui détruit deux jeunes, qui s’était engagé sans avoir vraiment conscience de ce qu’ils faisaient … On découvre aussi le regard des américains sur ces héros qui reviennent au pays, alors que Bartle nous montre bien qu’il ne veut plus y penser, qu’il ne se considère pas comme un héros. 

On trouve dans ce livre toute une critique de la guerre, très bien menée, qui nous apporte beaucoup d’éléments, on ne peut s’empêcher de se souvenir qu’effectivement Kevin Powers a fait la guerre deux ans en Irak, il a donc une vision plutôt réaliste de ce qu’il s’y ai passé, les sentiments de Bartle sonnent juste, tout comme ses réflexions. 

Bartle est un jeune homme attachant, on voit ses regrets tout au long du livre, à la fois pour avoir fait cette promesse : Ramener Murph en vie à sa mère et pour ne pas avoir réussi. Dès les premières pages, nous savons que l’un va vivre, l’autre va mourir. On découvre au fur et à mesure ce qui s’est passé exactement, leurs liens, leur amitié forte. Les personnages ont tous une particularité, ils ont un petit « quelque chose », le Sergent Sterling est marquant, considéré comme un héros, couvert de médailles, il a beaucoup de recul sur cette guerre, et n’est pas fier de ses récompenses. Les personnages ne sont pas blanc ou noir et on apprécie. 

Kevin Powers signe ici un très bon premier roman. Un livre sur un évènement historique récent qui vaut la peine d’être lu.

Quelques mots sur l'auteur


Kevin Powers est né à Richmond, Virginie, États-Unis. Diplômé en littérature, il a obtenu une bourse en poésie auprès de l’université d’Austin, au Texas. Il s’est enrôlé dans l’armée et a combattu en Irak en 2004 et 2005.Yellow birds est son premier roman. Il a été sélectionné parmi les « 10 best books of the year » du New York Times.(Source : Stock).

mercredi 30 janvier 2013

Dix rêves de pierre, Blandine le Callet

Présentation de l'éditeur
Certaines inscriptions funéraires possèdent un singulier pouvoir d’évocation ; leur lecture fait surgir le fantôme de personnes disparues depuis parfois des siècles.

Blandine Le Callet réunit dans ce recueil des épitaphes authentiques, à partir desquelles elle imagine les dernières heures, les derniers jours ou les derniers mois du défunt. Elle ressuscite un jeune esclave à qui l’on vient d’offrir sa liberté, un philanthrope piégé dans l’étouffant huis clos d’un bordel parisien, deux êtres unis par un amour hors norme en route vers leur destin, une vieille dame acariâtre rédigeant son testament, et bien d’autres encore...

Dix destins arrêtés par des morts douces ou violentes, subites ou prévisibles, solitaires ou collectives.

Dix nouvelles tour à tour poétiques, féroces, tendres, dramatiques, nostalgiques ou grinçantes, dépeignant une humanité toujours assaillie par les mêmes passions, les mêmes peurs et les mêmes espoirs.

Dix « rêves de pierre » pour conjurer l’oubli.

Avis
Dix rêves de pierre est un recueil de dix nouvelles portant sur les dernières heures, derniers jours d’une personne. Chaque fin d’histoire montre l’épitaphe sur laquelle l’auteure s’est appuyée. Les nouvelles sont classées par ordre chronologique, nous commençons par l’Empire romain pour finir à nos jours. Les histoires sont très émouvantes, plusieurs m’ont surprise en découvrant l’épitaphe finale, je n’en dirai pas plus mais j’espère que vous serez étonnés aussi !

Je dois avouer que toutes les nouvelles m’ont plue, je suis totalement entrée dans chacune et découvrir les épitaphes à la fin donnait un petit plus. Chaque histoire est totalement différente, des personnages d’âge, de situation, de vie différents.

Comme pour chacun de ses livres, j’ai été conquise par Blandine le Callet et c’est à nouveau un coup de cœur, que je recommande vivement. Une des nouvelles s’inspire d’une épitaphe qui a déjà fait l’objet de narration, dont une par Barbey d’Aurevilly, du coup ça m’a donnée envie de découvrir sa version. Les dix nouvelles se lisent très vite, bien trop vite, et on en redemande, j’en aurai bien lu encore davantage. Je ne m’étais jamais vraiment intéressée aux épitaphes, je pense que maintenant je regarderai plus attentivement ces témoignages de vie. Un très bel hommage de Blandine le Callet !

La postface d’ailleurs est magnifique, car elle explique d’où viennent toutes ces nouvelles, d’où viennent ces choix, les recherches réalisées, l’écriture du livre …

Enfin, si vous ne l’aviez pas compris, je recommande vivement ce livre, mon premier vrai gros coup de cœur de 2013. 

mardi 28 août 2012

Une pièce montée, Blandine Le Callet




Titre : Une pièce montée
Auteur : Blandine Le Callet
Editeur : Stock
Date de parution : Janvier 2006
Prix : 17.75 €

Présentation de l'éditeur
Une pièce montée a pour toile de fond un mariage à la campagne dans la bourgeoisie de province. Chaque chapitre, centré sur un des personnages de la fête, raconte une histoire qui prend place dans l'album de famille. De la demoiselle d'honneur confrontée à l'injustice au collègue dragueur invétéré, ou à la tante excentrique en quête d'amour, de la grand-mère indigne à la mariée au bord de la crise de nerfs, les personnages hauts en couleurs défilent à travers des scènes drôles, cocasses ou attendrissantes. On passe sans cesse du rire aux larmes. Les masques tombent et les secrets de famille éclatent. Blandine Le Callet nous entraîne à travers une galerie de portraits justes et émouvants. Elle nous plonge au coeur de situations fortes en émotions aux dialogues drôles et percutants. De véritables tranches de vie.

Avis
Un chapitre par point de vue de personnage, tel est la conception de ce roman. Tous racontent le même évènement : le mariage de Bérangère et Vincent. Tous voient la cérémonie d’une façon différente, ressentent des sentiments proches ou non. Les protagonistes ont tous des personnalités particulières, des goûts divers.

Le roman commence avec la vision naïve et quelque peu émerveillée du mariage vu par une petite fille, pourtant elle se rend compte que tout n’est pas rose avec la présence d’une petite trisomique. Nous avons ensuite l’hilarant point de vue d’un curé aux inclinations particulières, plus proche du démon que de Dieu. S’enchainent la belle-sœur, le dragueur de service dans les mariages, les indésirés mais obligés d’être invités, la mariée, la grand-mère, le marié, tout ça pas dans l’ordre d’apparition. Les discours s’enchainent avec fluidité et un humour constant. On finit par avoir une vision assez complète de ce mariage bourgeois qui n’a rien d’original. On découvre également les secrets et les relations complexes de cette famille.

J’ai adoré l’humour de Blandine Le Callet qui fait mouche à chaque fois. Sans jamais être méchant, il sait être très moqueur, le cynisme transparait également, mais sans jamais viré dans le négatif.

Un vrai coup de cœur depuis ma première lecture. Il me reste à voir le film, un jour, à l’occasion. 


jeudi 14 juin 2012

La Ballade de Lila K, Blandine Le Callet


Titre : La Ballade de Lila K
Auteur : Blandine Le Callet
Edition : Stock / Le Livre de poche
Date de parution : septembre 2010
Prix : 21,85 €

Présentation de l'éditeur
La ballade de Lila K, c’est d’abord une voix : celle d’une jeune femme sensible et caustique, fragile et volontaire, qui raconte son histoire depuis le jour où des hommes en noir l’ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l’a prise en charge.
Surdouée, asociale, polytraumatisée, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Elle n’a qu’une obsession : retrouver sa mère, et sa mémoire perdue. Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d’un univers étrangement décalé, où la sécurité semble désormais totalement assurée, mais où les livres n’ont plus droit de cité. Au cours d’une enquête qui la mènera en marge de la légalité, Lila découvrira peu à peu son passé, et apprendra enfin ce qu’est devenue sa mère.
Sa trajectoire croisera celle de nombreux personnages, parmi lesquels un maître érudit et provocateur, un éducateur aussi conventionnel que dévoué, une violoncelliste neurasthénique en mal d’enfant, une concierge vipérine, un jeune homme défiguré, un mystérieux bibliophile, un chat multicolore...
Roman d’initiation où le suspense se mêle à une troublante histoire d’amour, "La ballade de Lila K" est aussi un livre qui s’interroge sur les évolutions et possibles dérives de notre société.

Avis
Pour mes cours, je devais présenter un livre de la rentrée littéraire 2010, j'ai choisi le livre de Blandine Le Callet, car j'avais adoré son premier roman Une pièce montée.
Alors dans La Ballade de Lila K, on est pas du tout dans le même genre de livre ! On retrouve cependant l'humour de l'auteur, les petites phrases pleines d'ironie ! Le langage (légèrement) châtié ! Un régal !
On s'attache à cette petite fille, que l'on découvre toute petite jusqu'à sa vie d'adulte. On voit le monde à travers ses yeux, à travers son analyse et on finit par penser comme elle ! On aime ce qu'elle aime, ce qui la révolte nous révolte, etc !
Un coup de coeur !
Plusieurs thèmes sont abordés : le livre - un objet interdit par le Ministère de la Santé !! -, les relations humaines, l'intelligence ... On ne se lasse pas une fois, on veut que Lila aille mieux, on veut qu'elle ait une belle vie !
En bref, une fois de plus Blandine le Callet sait décrire et transmettre les sentiments des personnages, les envies. On aimerait l'aider, on aimerait être son amie.
Le livre est un long monologue mais il est adressé à quelqu'un. Lila raconte une histoire à quelqu'un. On finit par découvrir qui, mais c'est surprenant, au final le lecteur serait un personnage ...?