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jeudi 15 novembre 2012

Une place à prendre, JK Rowling


Lecture commune que j'ai organisée, je mettrai donc à la fin de mon article les liens des autres participants au fur et à mesure !

Présentation de l'éditeur
Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable.

Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie. 

Avis
Tout d'abord merci à Priceminister et particulièrement à Oliver pour l'envoi de ce livre dans le cadre de l'opération "Les matchs de la rentrée littéraire".

J’attendais beaucoup du nouveau roman de JK Rowling, elle a marqué une part de mon enfance avec Harry Potter, j’ai toujours aimé sa façon de raconter des histoires, bref beaucoup d’attentes … À la sortie du livre, grosse déception sur la couverture, que je trouve vraiment laide, mais bon, passons. Le principal est bien évidemment le contenu …

Le début m’a un peu perdue, beaucoup de personnages à mettre en place, beaucoup d’intrigues secondaires, on ne met pas en place la vie d’une bourgade en quelques lignes, et c’est normal. Au bout de quelques pages, j’avais fait les liens entre les différents personnages : qui connaît qui, qui traîne avec qui, qui aime qui, qui déteste qui etc. C’est une vision assez noire (même si très réaliste) de la société contemporaine. Un constat doux-amer de JK Rowling, la mort d’une personne peut faire ressurgir de nombreux instincts, dévoiler les natures, faire ressurgir les problèmes d’un village.

Nous sommes donc à Pagford, petite bourgade anglaise, qui semble paisible, du moins jusqu’à la mort soudaine d’un des notables de la ville. Evidemment celui qui se battait pour faire accepter « Les Champs », petite cité en marge de la ville, très mal vue par les « vrais Pagfordois ». De nombreuses intrigues sont alors dévoilées, de nombreuses histoires nous sont présentées, on découvre des personnages attachants, exaspérants, mignons, affreux … Un grand panel de descriptions et si certaines personnes nous horripilent, d’autres nous attendrissent. Personne n’est cependant totalement blanc ni totalement noir, tous ont de bons et de mauvais côtés, et en ça, je trouve que JK Rowling est très réaliste. On passe de l’horreur à l’humour, du soulagement à la « terreur » … Nous voici totalement enchaînés, totalement pris par cette histoire qui pourtant ne casse pas trois pattes à un canard. Mais quand c’est raconté avec style et avec de bons ingrédients, tout marche …

Lorsque l’on finit ce livre, on pousse un soupir et un « wow », le soupir parce qu’il faut évacuer cette noirceur de l’âme humaine, le « wow » parce qu’il reste en mémoire quelque temps, on repense à ces personnages, à leurs histoires, à ce qui aurait pu leur être éviter (ou pas).

Bref, un pari réussi pour JK Rowling qui a de l’avenir dans la littérature adulte … Maintenant j’attends avec impatience son prochain roman, qui sera sans doute encore un pavé, mais un délicieux pavé !

Pour le match Priceminister, il faut mettre une note au livre, je lui ai donc mis 17/20. Si le début n’avait pas été aussi long à se mettre en place, cela aurait été un coup de cœur, mais on ne change pas le livre, et il est très bien ainsi !



Les autres chroniques :

samedi 13 octobre 2012

Pour seul cortège, Laurent Gaudé

Présentation de l'éditeur
En plein banquet, à Babylone, au milieu de la musique et des rires, soudain Alexandre s’écroule, terrassé par la fièvre.
Ses généraux se pressent autour de lui, redoutant la fin mais préparant la suite, se disputant déjà l’héritage – et le privilège d’emporter sa dépouille.
Des confins de l’Inde, un étrange messager se hâte vers Babylone. Et d’un temple éloigné où elle s’est réfugiée pour se cacher du monde, on tire une jeune femme de sang royal : le destin l’appelle à nouveau auprès de l’homme qui a vaincu son père…
Le devoir et l’ambition, l’amour et la fidélité, le deuil et l’errance mènent les personnages vers l’ivresse d’une dernière chevauchée.
Porté par une écriture au souffle épique, Pour seul cortège les accompagne dans cet ultime voyage qui les affranchit de l’Histoire, leur ouvrant l’infini de la légende

Avis
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Impatiente de lire le nouveau roman de Laurent Gaudé, qui m’avait passionnée avec son Soleil des Scorta, j’ai été un peu déçue par Pour seul cortège. On ne peut pas dire que ce soit un mauvais roman, ni qu’il soit mal écrit, il est juste moins bon que ses précédents à mes yeux.

Nous voici donc en 323 avant JC, pendant un banquet avec le célèbre Alexandre le Grand. Alors qu’il s’écroule, terrassé par la fièvre, on vit les derniers instants et la foule d’héritiers, les complots pour prendre sa suite pour l’Empire. Nous suivons le roman grâce à trois voix qui finissent par nous perdre à mon avis. Si le style est toujours là, les mots sont bien choisis, ils tombent juste, mais il manque quelque chose, un petit truc pour rendre le récit vraiment intéressant et vraiment passionnant.

Pour seul cortège est donc un roman qui se lit bien, qui se lit vite, mais dont on ne garde rien. En tout cas, il ne me laissera pas une trace impérissable. J’ai été déçue par ce livre de Laurent Gaudé dont j’attendais plus. Peut-être en attendais-je trop ? En tout cas, point positif qu’il faut lui reconnaître, on sent qu’il y a un bon exercice de style derrière la plume, on voit bien qu’il excelle dans les récits historiques et qu’il a eu plaisir à écrire ce livre. 
[Note pour Priceminister : 6/10]